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PSG. Récupération, confiance et remise en question : la recette de l’infatigable Warren Zaïre-Emery

Joueur parisien le plus utilisé depuis le début de saison, Warren Zaïre-Emery pourrait souffler dans les jours à venir. Il vient d’enchaîner 40 titularisations avec Paris mais dit se sentir bien alors qu’arrive le moment le plus important de la saison.

Titulaire ou pas? Ce dimanche contre Lyon, Warren-Zaïre Emery enchaînera-t-il une 41ème titularisation consécutive avec le PSG? Alors que Luis Enrique entend faire souffler certains cadres vu le calendrier parisien à venir, la question peut se poser pour le jeune milieu de terrain. Car Zaïre-Emery est le joueur le plus utilisé cette saison par le club de la capitale: il cumule 3802 minutes de jeu en 46 rencontres et a participé à tous les matchs. “Je ne suis pas surpris, il est vraiment au-dessus et j’apprécie qu’il ne choisisse pas ses matchs”, sourit Zizek Belkebla, son ancien formateur à Aubervilliers.

“Il a des capacités physiques exceptionnelles. C’est un joueur qui allie la puissance à l’aisance technique. Dans l’explosivité, la puissance, la lecture du jeu, c’est quelque chose, c’est merveilleux, très intéressant, très intelligent à l’image du gamin que j’ai connu.” Même si à l’époque, le natif de Montreuil n’était pas forcément le plus costaud: “Il n’était pas en retard morphologiquement mais les autres étaient plutôt en avance.  Il était petit, chétif mais il compensait par sa compréhension du jeu. Tous les gamins couraient autour du ballon alors que lui attendait que le ballon ressorte à l’instar d’un demi de mêlée au rugby. Il évitait les duels et on le surveillait pour qu’il ne prenne pas de coup car il y avait un petit déficit, il était petit, pas très épais. Il s’est souvent retrouvé par terre de l’autre côté de la ligne. Mais ce n’est pas du tout le Warren qu’on voit aujourd’hui.”

Gestion intelligente

Quand il a ensuite rejoint la PSG à ses 8 ans, le club l’a fait travailler sur tous les aspects dont le physique, à l’adolescence. Aujourd’hui, le titi bouge à l’épaule n’importe quel autre milieu de terrain et ne semble jamais fatigué, malgré son temps de jeu XXL. Ce qui peut s’expliquer par une gestion intelligente du PSG. “Depuis 2022, il a été très bien managé concernant son temps de jeu et ses matchs”, souligne Alexandre Marles. Zaïre-Emery a en effet vu son nombre matchs croître progressivement, saison après saison : 31 en 2022/2023, puis 43 lors de l’exercice suivant et 55 la saison dernière, avant peut-être la soixantaine de rencontres cette saison. En plus, l’an dernier, le milieu de terrain n’avait “que” le 12e temps de jeu de l’effectif (3179 minutes, total déjà dépassé), la faute à une blessure à la cheville puis à un rôle de remplaçant de luxe au printemps.

“Il est à fond tout le temps après une saison où il a connu ses premières blessures, ses premiers freins dans sa progression. Il a pu se recentrer, se remobiliser et se refixer des objectifs personnels, salue Zizek Belkebla. Il a encore plus travaillé, il s’est concentré, Il a une mentalité hors norme.”  “Il a l’air d’avoir un équilibre de vie personnelle irréprochable, ajoute Alexandre Marles. C’est un jeune joueur qui va récupérer plus vite que des joueurs plus âgés et a encore une bonne marge progression.”

Un passage en Espoirs important

L’intéressé est effectivement considéré comme exemplaire au club, la performance étant au cœur de son quotidien. Calme, posé, travailleur, le champion d’Europe doutait pourtant à l’automne, jusqu’à accepter de repasser par la case Equipe de France Espoirs en octobre dernier! Pour “prendre du plaisir et de la confiance”, assurait-il. Là où certains auraient peu gouté ce “déclassement”.

Aujourd’hui, parmi les joueurs encore en lice en Ligue des champions, seul Martin Zubimendi (Arsenal) a plus joué que lui toutes compétitions confondues. Et dans la compétition reine, il affiche le 4e temps de jeu. Peut-il tenir ce rythme?  “Tant que je joue je suis heureux, expliquait le joueur il y a un mois après une victoire à Nice. Il faudra bien se reposer, faire les soins après les matchs et les séances. Je ne sais pas si j’enchaîne comment ça va se passer en fin de saison mais c’est vrai que je préfère enchaîner, ce sont les choix du coach. Tant que je joue, je suis content et au contraire ça me fait du bien d’enchainer les matchs et de prendre du rythme.”

Le retour de blessure de Fabian Ruiz, notamment, pourrait lui permettre de se régénérer, alors que Warren Zaïre Emery a aussi joué presque deux mois comme latéral droit quand Achraf Hakimi était sur le flanc. Sans broncher, encore une fois. “Il est vraiment ce que représente un titi, un vrai titi, non seulement pour ce qu’il fait sur le terrain mais aussi sur comment il se comporte en dehors, dans la vie, applaudit son entraîneur, Luis Enrique. C’est un privilège de l’avoir, il joue partout, a des qualités physiques et techniques. C’est un vrai plaisir de l’entraîner. Il ne lui manque que de venir ici à faire la conférence de presse à ma place, ce serait parfait.” Pour le moment, le milieu de terrain va rester concentré car il devrait avoir du boulot cet été: avec de telles performances, sa place à la Coupe du Monde semble actée.

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