Le Canadien | Une occasion de « voir de quoi on est faits »

Les défis ne manquent pas chez le Canadien en vue du quatrième match de sa série contre les Hurricanes de la Caroline.
Publié à
12 h 38
Bien qu’il ne s’agisse pas d’un duel d’élimination, c’en a toutes les allures. Pour créer l’égalité à 2-2 et non pas se retrouver en déficit de 3-1, les Montréalais devront renverser la vapeur après deux rencontres qui, en dépit de pointages serrés, ont été largement à l’avantage de l’adversaire.
C’est par ailleurs la première fois, ce printemps, que le CH se retrouve en retard 2-1 dans une série. Après trois matchs contre le Lightning de Tampa Bay, puis contre les Sabres de Buffalo, la situation était l’inverse.
Optimiste comme à son habitude, Martin St-Louis a pris la balle au bond, mercredi matin, et parlé d’une occasion, pour ses joueurs, de « voir de quoi on est faits ».
« On est en arrière, mais on n’est pas morts », a-t-il insisté, répétant une phrase prononcée la veille. Et d’ajouter, dans une formulation qui semblait tirée d’un épisode de Lance et compte : « Let’s go ! »
Les formules de motivation ayant été prononcées, il y a une réalité à affronter sur la glace ; celle d’une équipe, l’une des meilleures de la LNH, qui a semblé inarrêtable au cours des deux dernières rencontres.
Le Canadien aimerait bien imposer son style de jeu, « mais l’autre équipe a un vote aussi », a sagement rappelé St-Louis.
À travers les déclarations des joueurs, on comprend les grandes lignes du message que leur avait livré leur entraîneur.
Nombreux sont ceux qui ont parlé d’un nécessaire « équilibre » sur la glace et d’une « connexion » qui a fait défaut lors des précédentes sorties.
« Il suffit d’un gars connecté et l’échec avant n’est plus là, a résumé Alexandre Texier. Ce soir, on va essayer d’être agressifs intelligemment, sans accorder de surnombres. On veut finir nos mises en échec et avoir de bons bâtons sur la rondelle en échec avant. »
Échec avant
Parmi ces thèmes, deux en particulier sont, justement, intimement connectés. Le bilan des mises en échec, après trois matchs, est démesuré : 127-65 pour les Hurricanes, pratiquement du deux pour un. Les défenseurs du Canadien ont encaissé 69 coups d’épaule, contre seulement 31 chez les Hurricanes.
Cette statistique est en phase avec la qualité de l’échec avant observé jusqu’ici. Les Caroliniens donnent une classe de maître en plaçant la rondelle derrière les défenseurs du Tricolore et en allant frapper ces derniers pour récupérer l’objet. Dans le camp adverse… c’est moins ça.
Cette facette du jeu faisait pourtant bien paraître la Flanelle pendant la saison. « Je crois qu’on est perçus comme une équipe talentueuse qui aime contrôler la rondelle, mais une grande part de notre succès vient de l’échec avant, a souligné Jake Evans. Ça revient à notre capacité à gérer la pression. Si on obtient si peu de tirs, c’est parce qu’on ne joue pas bien en échec avant et qu’on n’envoie pas la rondelle aux bons endroits. On utilise mal notre vitesse, qui est notre principal atout. »
Ce n’est pas, par ailleurs, comme si cette équipe n’avait jamais frappé personne. En saison, le Canadien (1810) a distribué considérablement plus de mises en échec que les Hurricanes (1635). Après deux tours en séries éliminatoires, les deux clubs étaient essentiellement à égalité au prorata du temps de glace.
Contre le Lightning, le CH a « joué un jeu dangereux, dans le bon sens du terme », a noté Texier. « On leur a fait mal et on a appliqué de la pression sur leurs défenseurs, a-t-il poursuivi. Il faut être agressif et trouver l’équilibre entre confiance et arrogance. On en a parlé. On est prêts, on va apporter ça ce soir. »
Des joueurs ont aussi des choses à se faire pardonner. Josh Anderson, qui a connu une mauvaise soirée au bureau lundi dans le match numéro 3, a reconnu qu’il devra davantage imposer sa présence.
« J’ai connu de la difficulté à appliquer des mises en échec, mais parfois, il ne faut pas les chercher, surtout contre un club aussi rapide », a-t-il prévenu. Mais oui, je voudrais être plus physique. »
Dach et Newhook absents de l’entraînement
Après avoir profité d’une journée de congé, le Canadien a tenu un entraînement matinal complet, mercredi matin, une rareté un jour de match. Les attaquants Alex Newhook et Kirby Dach n’y ont pas participé, mais ils seront tous deux disponibles pour la rencontre, a affirmé Martin St-Louis. Arber Xhekaj, Brendan Gallagher et Oliver Kapanen sont demeurés sur la glace après le groupe principal, signe qu’ils seront de nouveau laissés de côté dans ce match numéro 4, qui s’amorcera par ailleurs à 20 h.




