Un peu de Gatineau dans le ciel de Paris pour le jour de l’An

Maxime Lessard-Giroux participera au spectacle du décompte du Nouvel An à l’Arc de Triomphe, à Paris, aux côtés de la firme française AquaRêve spécialisée en art pyrotechnique et dirigée par Dominique et Matthieu Infanti.
«C’est un bucket list, lance le propriétaire de la firme gatinoise Kuma Fireworks en entrevue avec Le Droit. C’est probablement le spectacle du Nouvel An le plus emblématique au monde. On parle d’environ 1,5 million de spectateurs attendus pour le coup de minuit autour de l’Arc de Triomphe et 12 millions de téléspectateurs. C’est énorme.»
Habitué aux «très gros projets» présentés un peu partout à travers le monde, l’artificier agira cette fois à titre de contrôleur de conformité pyrotechnique. Une équipe d’artificiers mettra les choses en place, explique-t-il, alors qu’il devra vérifier l’installation afin de s’assurer que tout est bien connecté pour éviter toutes erreurs durant le spectacle.
Le spectacle commencera vers 23 h 50 avec un mappage projeté sur l’Arc de Triomphe. Après les coups de minuits, le ciel de Paris s’illuminera de mille feux pendant dix minutes.
«Habituellement, ça prendrait deux jours monter un tel spectacle, indique Maxime Lessard-Giroux. On a six heures cette fois. Le défi est surtout là parce qu’il ne faut pas bloquer l’artère autour de l’Arc de Triomphe.»
Maxime Lessard-Giroux est artificier depuis 17 ans. Il a commencé en nettoyant la barge à l’époque où les Grands Feux du Casino Lac-Leamy se déroulaient directement sur le site du casino.
«Je me suis fait connaître comme ça par les différentes firmes qui participaient à la compétition, raconte le Gatinois, qui a célébré son 35e anniversaire à Noël. Au fil du temps, je me suis positionné comme artificier jusqu’à la création de mon entreprise.»
Le troisième point sur sa liste de vie est de faire partie de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques.
Au-delà de Paris, l’artificier de Gatineau représentera le Canada sur la scène internationale en prenant part à la compétition d’art pyrotechnique de Courchevel, l’une des stations alpines les plus prestigieuses au monde, le 24 février prochain.




