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Un propriétaire de garderies accusé d’avoir brutalisé un enfant doit se départir de ses installations

Le ministère de la Famille a ordonné la fermeture des quatre garderies dirigées par un individu accusé d’avoir brutalisé un jeune de 5 ans, avant de faire volte-face et de lui donner jusqu’en février pour vendre ses installations.

• À lire aussi: Accusé d’avoir brutalisé un jeune de cinq ans: un propriétaire de garderies peut continuer de gérer ses établissements

Félix Mercier, 33 ans, a été arrêté en septembre dernier pour voies de fait causant des lésions à l’endroit d’un gamin, dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication, révélait notre Bureau d’enquête avant les Fêtes.

Malgré cela, Mercier avait toujours le feu vert du ministère de la Famille pour diriger les Garderies éducatives Saint-Lin, Saint-Jacques, Saint-Alexis et Saint-Esprit, dont il est propriétaire. Ces établissements détiennent des permis permettant d’accueillir jusqu’à 147 enfants. Sur le lot, trois garderies – qui offrent 118 places – sont subventionnées.

Avis de fermeture

À la suite de ce reportage, le ministère de la Famille confirme avoir fait parvenir «des avis préalables à la révocation des permis de garderie appartenant à monsieur Félix Mercier, visé par des empêchements, le rendant ainsi inapte à agir comme administrateur et actionnaire d’une entreprise titulaire de permis».

Félix Mercier pouvait alors transmettre ses observations au ministère, ce qu’il n’a pas fait. Le 30 décembre, il a plutôt reçu la visite d’un huissier lui annonçant la fermeture de ses garderies par le ministère, une révocation en vigueur le 9 janvier, confirme-t-il, en entrevue avec notre Bureau d’enquête.

En arrêt maladie depuis octobre, il a plutôt décidé de mettre la clé sous la porte sans avertissement préalable, lundi dernier.

Le député s’en mêle

Se disant «très préoccupé» par cette «fermeture brutale» qui touche plus d’une centaine de familles, le député de la région, Louis-Charles Thouin, s’est mêlé du dossier.

Sur sa page Facebook, l’élu caquiste a annoncé lundi qu’à la suite de discussions avec le propriétaire et le ministère de la Famille, la garderie a pu rouvrir ses portes, mardi matin, et poursuivre ses activités pour une durée limitée.

Transactions à venir

En effet, le ministère de la Famille a accepté de prolonger le permis d’opération des garderies jusqu’au 6 février, le temps que Félix Mercier se départisse de ses garderies. Il devra alors présenter au ministère une entente écrite avec les futurs acquéreurs, qui devront en prendre possession au plus tard le 31 mars.

Félix Mercier, qui souhaitait quitter le domaine des garderies, dit-il, assure avoir déjà trouvé des repreneurs.

«C’est des gens qui ont déjà des garderies subventionnées», explique M. Mercier.

Interdit d’être sur place

Dans l’intervalle, il peut continuer de diriger ses installations, mais le ministère lui interdit toujours d’être présent durant les heures d’ouverture, étant donné l’accusation pendante à laquelle il fait face.

«Je ne suis pas en contact avec les enfants», a assuré le trentenaire, qui a plaidé non coupable et qui n’a pas voulu discuter de ce dossier.

Félix Mercier n’a pas voulu commenter le fait que ses quatre installations ont fait l’objet de 38 inspections, découlant de 61 plaintes, depuis 2023. Il nie d’ailleurs les allégations d’anciens employés selon lesquelles il leur devrait de l’argent.

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