Municipales 2026. Exclusif : à Lyon, Jean-Michel Aulas présente ses têtes de liste par arrondissement

Au fil des semaines, Jean-Michel Aulas, candidat sans étiquette soutenu par la droite et le centre, contraint ses adversaires, et notamment le premier d’entre eux – le maire écologiste sortant Grégory Doucet – à jouer en défense.
À chaque jour (ou presque) son annonce. Jouant à la fois sur le terrain métropolitain – un tunnel sous Fourvière – et municipal – la végétalisation de la place Bellecour -, l’ancien président de l’OL donne le tempo alors que, selon toute logique, il devrait subir celui de l’actuel pensionnaire de l’hôtel de ville.
Pourquoi, alors, s’arrêter en si bon chemin ? Le candidat « surprise » de cette élection a choisi ses représentants à la tête des mairies d’arrondissement et les livre en exclusivité au Progrès (lire ci-dessous).
Quatre têtes de liste qui regardent à droite
Que dire de cette équipe ? Elle penche à droite (trois têtes de liste LR et une Horizons sur neuf, sans les deux candidats macronistes) et compte des élus d’expérience.
Thomas Rudigoz, ancien maire d’arrondissement, ancien député Renaissance, siège à la Métropole. Loïc Terrenes a été candidat à deux reprises aux élections législatives sous la bannière macroniste en 2022 et 2024.
Béatrice de Montille (LR) et Émilie Desrieux (LR) avaient été élues en 2020 (dans le 3e et le 7e arrondissement) et siègent actuellement dans l’opposition avec Pierre Oliver (LR), maire du 2e et chef de file de la droite au conseil municipal. Mais une bonne équipe doit rassembler, sur un terrain de football comme en politique, des talents prometteurs avec des joueurs d’expérience. Ici, la moyenne d’âge est de 40 ans (29 ans pour les plus jeunes et 55 ans pour le plus âgé) avec une majorité de femmes (cinq sur neuf). De quoi donner une tendance de ce que souhaite la tête de liste Cœur Lyonnais.
« Autour de Jean-Michel Aulas, (ils) incarnent une nouvelle génération de responsables locaux, ancrés dans la réalité lyonnaise, aux parcours complémentaires et solidement ancrés dans l’action », précise son entourage. « Leur diversité de parcours est une force. Elle permet de croiser les regards entre expérience institutionnelle, culture entrepreneuriale, expertise des politiques publiques et engagement citoyen. Elle traduit une ambition commune : dépasser les clivages, sortir des postures idéologiques et remettre l’action publique au service des habitants, du développement économique et de la cohésion sociale ».
Des femmes et de nouveaux visages
On retrouve donc sans surprise Laure Cédat, 47 ans, présidente du comité de soutien de Jean-Michel Aulas, pour le 1er arrondissement. Samuel Soulier, 29 ans, actuel adjoint au maire DVD du 6e, sera, cette fois, tête de liste. Barbara Vélon, 39 ans, très investie dans le tissu associatif local, sera candidate dans le 8e arrondissement. Enfin, Laila Khallouk, 32 ans, issue de la société civile, essaiera de succéder à celui qui fut maire du 9e arrondissement de 1995 à 2001 : un certain Gérard Collomb.
Laure Cédat. Photo fournie
1er arrondissement
Laure Cédat
47 ans, entrepreneure culturelle et « citoyenne engagée ». Elle oeuvre « depuis 25 ans au service de projets artistiques, culturels et citoyens. Elle travaille avec son mari, Christophe Cédat, au sein du restaurant Café 203. Elle est présidente de l’association Quartier Saint-Georges et vice-présidente du conseil de quartier des Quartiers Anciens.
Pierre Oliver. Photo d’archives Maxime Jegat
2e arrondissement
Pierre Oliver
33 ans, maire (Les Républicains) du 2e arrondissement et conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes. Né à Lyon dans le 9e arrondissement, il a travaillé avant de s’engager en politique dans un groupe de promotion immobilière.
Un temps candidat à la candidature, il s’est finalement rangé derrière Jean-Michel Aulas.
Béatrice De Montille. Photo d’archives Joël Philippon
3e arrondissement
Béatrice de Montille
48 ans, entrepreneure et fondatrice de Merci Maman, marque de bijoux de 25 salariés pour un CA de 5 millions d’euros. Ancienne présidente du Réseau Entreprendre, elle est conseillère municipale d’opposition (LR) depuis 2020 et candidate malheureuse aux législatives de 2024. Elle est actuellement co-directrice de campagne de Jean-Michel Aulas.
Loïc Terrenes. Photo d’archives Joël Philippon
4e arrondissement
Loïc Terrenes
29 ans, vit et travaille dans le 4e arrondissement. « Directeur régional d’une start up spécialisée dans les domaines de l’éducation et de l’emploi », deux fois candidats aux législatives (2020 et 2022), il a « exercé au sein de la Métropole de Lyon, à l’Assemblée nationale et comme conseiller ministériel » et préside l’association Confluences : Lyon Nous depuis 2022.
Thomas Rudigoz. Photo d’archives Maxime Jegat
5e arrondissement
Thomas Rudigoz
55 ans, a débuté au service de presse de la ville de Lyon, sous le mandat de Raymond Barre avant de rejoindre le cabinet d’Anne-Marie Comparini, puis de devenir conseiller municipal de Gérard Collomb en 2008. Conseiller général, il fut ensuite élu maire du 5e. Député En marche en 2017 puis en 2022, battu en 2024, il est conseiller métropolitain.
Samuel Soulier. Photo d’archives Nicolas Liponne
6e arrondissement
Samuel Soulier
29 ans et un nom connu à Lyon. Adjoint au mairie DVD du 6e arrondissement, il est en charge des seniors et du lien intergénérationnel et de la jeunesse. Il a exercé pendant 10 ans au sein du groupe GL Events – Profil. Il exerce comme indépendant dans le conseil en communication et l’organisation d’événements.
Émilie Desrieux. Photo fournie
7e arrondissement
Emilie Desrieux
47 ans, docteure en pharmacie, cheffe d’entreprise dans le 7e arrondissement. Conseillère municipale et conseillère de Lyon (LR) depuis 2023, elle est « particulièrement investie dans les enjeux de renouveau urbain, de santé, de proximité et de la qualité de vie dans le quartier de la Guillotière ».
Barbara Vélon. Photo fournie
8e arrondissement
Barbara Vélon
39 ans, infirmière libérale, originaire de Lyon. Elle réside dans le 8e arrondissement et est très impliquée « dans le tissu associatif ». Investie dans le conseil de quartier de Monplaisir, elle se dit « sensible aux réalités sociales de l’arrondissement, qui connaît à la fois le taux de chômage le plus élevé et le revenu par habitant le plus faible de la ville ».
Laila Khallouk. Photo fournie
9e arrondissement
Laila Khallouk
32 ans, née à Lyon. « Ancienne cadre de promotion immobilière, elle est aujourd’hui marchande de biens, engagée depuis deux ans dans l’entrepreneuriat immobilier ». Elle est « l’une des jeunes fondatrices du collectif Génération Aulas, mouvement citoyen à l’origine de l’appel à candidature de Jean-Michel Aulas ».




