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EN DIRECT | Lancement de sa course à la chefferie: Bernard Drainville rompt avec l’ère Legault

Bernard Drainville a pris ses distances de l’ère Legault dimanche en lançant officiellement sa course à la chefferie caquiste.

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«Je vous le dis aujourd’hui, et je ne passerai pas par quatre chemins: je ne suis pas entré dans la course pour dire “continuons”!» a-t-il lancé d’entrée de jeu lors d’un rassemblement à Lévis.

Dans son discours, ancré très à droite, le candidat à la succession de François Legault a notamment critiqué les «subventions aux grandes entreprises étrangères, comme on a vu ces dernières années».

Sous sa direction, la CAQ deviendrait plutôt «le parti des entreprises et des entrepreneurs d’ici, à l’image de l’esprit entrepreneurial qu’on retrouve en Chaudière-Appalaches», selon une version du texte fournie avant l’événement.

Bernard Drainville a également remis en question l’approche de son propre gouvernement. Il plaide pour un État plus petit.

«Soyons honnêtes et lucides: depuis 2018, qu’est-ce qu’on a fait? On a ajouté de l’argent. On a ajouté des structures. On a ajouté des fonctionnaires», a-t-il déclaré.

Flèches à Fréchette

Le candidat à la chefferie s’est aussi permis quelques flèches à son adversaire, Christine Fréchette, placée favorite selon un récent sondage Léger.

«Je n’ai pas besoin de “consulter” pour savoir que les caquistes et les gens de la région de Québec et de Chaudière-Appalaches veulent un troisième lien pour assurer notre sécurité économique», a-t-il lancé.

Même chose pour l’école à trois vitesses. «Christine a déclaré dernièrement qu’il y a “une réflexion à y avoir” sur les programmes particuliers et le privé, ce que les syndicats appellent “l’école à trois vitesses”».

Bernard Drainville a aussi ouvert la porte à une clause de droits acquis pour une partie des immigrants temporaires présentement sur le territoire.

«Les personnes qui y auront droit doivent parler français et occuper des postes dans les secteurs de la santé, de l’éducation incluant les services de garde, de la construction et du manufacturier spécialisé, comme les soudeurs par exemple», a-t-il expliqué.

Mme Fréchette a déjà fermé la porte à une telle mesure, réclamée par de nombreux groupes économiques, de même que les maires de Québec et Montréal.

Dans le domaine de la santé, l’ex-animateur de radio a ouvert la porte à une plus grande place du privé.

«Mon opinion là-dessus est claire: la carte soleil doit rembourser les soins au privé quand le public n’est pas capable de fournir. On ne doit jamais, jamais sacrifier la santé des Québécois par idéologie», estime-t-il.

Pas le candidat de l’establishment

Le candidat à la chefferie à la chefferie a conclu en prenant ses distances avec le premier ministre Legault et son bras droit, Martin Koskinen, qui aurait favorisé Christine Fréchette, selon lui.

Celle-ci a reconnu avoir été avisée par M. Koskinen, avant le départ de M. Legault, qu’il serait pertinent de se préparer pour une éventuelle course à la chefferie.

«En conclusion, je veux vous dire ceci, en toute franchise: je sais très bien que je ne suis pas le candidat de l’establishment», a déclaré Bernard Drainville.

«Personne ne m’a incité à réfléchir à une candidature avant que notre premier ministre quitte. D’ailleurs, je souhaitais qu’il reste. Je n’ai pas eu de signaux avant-coureurs pour préparer une campagne à la chefferie», a-t-il dit.

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