Il faut qu’on se parle des facultés cognitives de Trump

Donald Trump menace maintenant de bloquer l’ouverture du nouveau pont Gordie-Howe entre Detroit et Windsor. Selon lui, le Canada «profite» indûment des États-Unis et devrait céder une partie de l’ouvrage.
Un détail pourtant essentiel: ce pont est entièrement financé et construit par le Canada.
Dans le même message, il ajoute que notre entente commerciale avec la Chine nous mènera à notre perte… et fera disparaître la Coupe Stanley.
Commerce international, sécurité nationale et hockey dans une même envolée. Le mélange est pour le moins étonnant.
Mais encore?
Autrefois, ce genre de déclaration aurait déclenché une tempête diplomatique. Aujourd’hui, on soupire. On attend que ça passe. On a appris à vivre avec l’imprévisibilité trumpienne. On attendra deux ans s’il le faut.
Mais derrière le folklore, une question sérieuse se pose.
Pendant des mois, l’opinion publique a scruté les hésitations de Joe Biden, soulevant sans détour des inquiétudes sur ses capacités cognitives, avec raison. Débats, analyses médicales, éditoriaux alarmistes: tout y est passé. Or, quand il s’agit de Donald Trump, la discussion devient soudainement délicate.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l’émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
Pourtant, les signaux s’accumulent: discours décousus; associations d’idées improbables; confusions répétées; publications impulsives; fixations étranges; menaces lancées sans cadre ni logique diplomatique.
Que faudrait-il de plus pour se poser des questions sur les capacités cognitives du président Trump et sur sa capacité à assumer les responsabilités qui sont les siennes?
Ne faudrait-il pas, minimalement, s’assurer que l’homme le plus puissant, militairement et économiquement, au monde a les pleines facultés pour le faire?
Ses capacités cognitives
Il ne s’agit pas d’attaquer l’homme. Il s’agit d’évaluer la fonction. De gérer les risques aux conséquences épouvantables.
Le président des États-Unis dirige la plus grande puissance militaire et nucléaire du monde. Chaque mot qu’il prononce peut influencer les marchés, les alliances, les conflits.
Dans ce contexte, quand les messages deviennent erratiques, quand la cohérence disparaît, quand la frontière entre intuition politique et improvisation se brouille, il est légitime de s’interroger.
Le vrai danger, ce n’est pas de poser la question. C’est de faire semblant qu’elle n’existe pas.




