«Je n’ai rien à cacher»: Karl Malenfant expose sa version du déploiement de la plateforme SAAQclic

L’ex‐vice‐président aux technologies de l’information de la Société de l’assurance automobile du Québec, Karl Malenfant, a détaillé en long et en large pendant près de deux heures mercredi matin sa version des faits concernant la venue de SAAQclic.
M. Malenfant a notamment ciblé «huit piliers de vérité» pour exposer comment il a vécu la conception et le déploiement du projet SAAQclic.
«Je n’ai rien à cacher», a-t-il lancé d’entrée de jeu.
Il a aussi indiqué que le projet n’était pas uniquement «la responsabilité de Karl Malenfant», mais bien d’une équipe.
«Moi, Karl Malenfant, je n’ai pas l’autorisation de parler au politique seul, a-t-il dit. J’y vais quand j’y suis convié.»
Pendant plus d’une heure, il a par la suite présenté divers documents pour appuyer ses dires.
«On a monté une caricature de moi, et c’est ce qu’on a vendu au public», a-t-il aussi déploré.
Il a également dénoncé que le projet SAAQclic ait fait l’objet d’une commission d’enquête publique contrairement à d’autres projets de transition numérique ayant également subi des dépassements de coût.
«C’est un fiasco financier qui n’existe pas et qui a été préfabriqué», dénonce-t-il.
L’architecte de la plateforme a d’ailleurs reçu un préavis de blâme de la commission Gallant qui inclue 48 allégations de mauvaise conduite, a annoncé son avocat.
Ce dernier a d’ailleurs indiqué qu’une nouvelle déclaration sous serment avait été élaborée afin de répondre à ces allégations.
Le commissaire Denis Gallant doit d’ailleurs déposer son rapport lundi.
Questionné par les journalistes à l’Assemblée nationale, le député caquiste Éric Caire, qui a dû abandonner son poste de ministre dans la foulée des révélations sur SAAQclic, s’est montré peu intéressé par cette nouvelle sortie publique de Karl Malenfant.
«La version de Monsieur Malenfant, on l’a entendu rien qu’en masse-là», a laissé tomber M. Caire avant d’entrer au Salon rouge.
Plus de détails suivront…
– Avec la collaboration de Marc-André Gagnon, Bureau parlementaire




