Canada-France: Bellemare ne se fait pas d’illusion

Le capitaine de l’équipe nationale française de hockey, le vétéran Pierre-Édouard Bellemare, ne se fait pas d’illusion à l’approche du match des siens contre le Canada, dimanche, aux Olympiques en Italie.
«Leur pire joueur sera meilleur que notre meilleur joueur», a-t-il laissé tomber lors d’un entretien avec le NHL.com, samedi.
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Le Français de 40 ans, qui a joué exactement 700 matchs dans la LNH entre 2014 et 2024, n’a pas tort. Le Canada compte notamment sur trois des quatre premiers pointeurs dans le circuit Bettman en Connor McDavid, Nathan MacKinnon et Macklin Celebrini. Pire encore : les trois jouent sur le même trio.
Pour la France, qui a perdu ses deux premiers matchs du tournoi contre la Suisse et la Tchéquie, la mission est simple : rendre la vie dure autant que possible aux Canadiens et, au passage, s’assurer qu’on ne les prenne plus de haut.
«Nous sommes venus ici pour gagner du respect, a-t-il lancé. On n’a jamais parlé de médaille. On a essayé de l’expliquer aux journaux chez nous, parce qu’ils ne connaissent pas ce sport ni notre équipe, et ils essaient de nous comparer avec le handball, le soccer, le basketball ou le rugby. Nous n’en sommes pas là.»
Ce tournoi est censé réunir les 12 meilleures nations de hockey au monde, mais selon lui, la France n’est certainement pas dans le top-12. Si la Russie avait eu le droit d’y participer, les «Bleus» sur patins n’auraient sans doute pas pu y être.
«On savait que ce serait difficile, mais on s’est toujours dit que peu importe le niveau de talent qu’on affronte, ils ne peuvent pas avoir plus de cœur ou de jambes que nous. On joue comme des chiens et on verra ce qui passera à la fin du match.»
L’occasion sera belle, pour la France, d’apprendre auprès d’adversaires que la grande majorité des joueurs de l’équipe ne peuvent jamais affronter en temps normal. L’équipe ne compte qu’un seul joueur de la LNH : Alexandre Texier, du Canadien de Montréal.
Bellemare a d’ailleurs souligné que les six mises en échec de Texier contre la Suisse ont plus de valeur que les points qu’il peut mettre sur le tableau.
«Je m’en fous s’il en marque trois, a-t-il affirmé. C’est meilleur pour notre équipe. C’est un meilleur exemple pour les jeunes. S’il compte trois buts, les gars ne vont pas se dire “ouais, je vais essayer de faire ça”. Ils savent qu’ils ne peuvent pas. Mais s’il y va à fond et qu’il se bat, ça, tout le monde peut le faire. Si lui le fait, tout le monde peut le faire.»
Pour se faire respecter, c’est la bonne approche.
«Au bout du compte, si on peut montrer ce qu’on vaut à nos compatriotes et leur prouver que nos gars travaillent comme des fous, je vais être bien content avec ça.»
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