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Sainte-Julie : Charles Hamelin n’est jamais bien loin du patin

C’est la première fois en 20 ans que le patineur de vitesse Charles Hamelin, maintenant à la retraite, ne participe pas aux Jeux olympiques d’hiver.  

« Je ne m’ennuie pas de la compétition. Mais d’être sur place aux Jeux olympiques, de vivre cette expérience, plus que la compétition, oui, ça me manque », confie en entrevue Charles Hamelin.

Absent des Jeux olympiques pour la première fois en 20 ans, il indique qu’il vit cette coupure assez bien, mais qu’il a « beaucoup d’appréhension » avec l’équipe de Patinage Canada, en particulier pour le courte piste, sa discipline de prédilection.

Une longue carrière

Le patineur de vitesse courte piste a pris part à cinq Jeux olympiques au cours de sa carrière. Son parcours s’est amorcé en 2006, à Turin. Il avait alors ramené une médaille d’argent, acquise au relais 5000 mètres chez les hommes. Le journal l’avait rencontré à l’aréna de Sainte-Julie après son retour. Puis l’aventure olympique s’est terminée en 2022. Charles Hamelin est revenu de Beijing avec l’or au cou, décroché aussi au relais masculin. En revenant au pays, il avait accordé une entrevue au journal. Nous étions alors assis dans les gradins de ce même aréna de Sainte-Julie.

Entre ces deux rendez-vous olympiques, le Julievillois aura aussi laissé sa marque à Vancouver en 2010, à Sotchi en 2014 et à PyeongChang en 2018, accumulant un total de six médailles olympiques, dont quatre en or. « J’ai eu un pincement au coeur lorsque j’ai vu les athlètes du courte piste faire leur entrée dans le stade pour la cérémonie d’ouverture. C’est une fête géniale, iconique et spéciale. J’aurais voulu vivre ça encore. Ce sont tellement de beaux moments. J’étais fier d’eux! »    

Retraité depuis 2022, Charles Hamelin regarde les Jeux olympiques d’hiver de Milano-Cortina dans le confort de sa maison, à Sainte-Julie. « Je vis les Olympiques avec mes filles. Elles regardent le patinage avec moi », raconte le papa de Violette et Ludivine. 

Il y a une publicité de Tim Hortons qui tourne en ce moment dans le cadre des JO. Elle met en scène un père et sa fille qui se réveillent à l’aube pour ne rien manquer des épreuves olympiques. C’est le cas en 2014, en 2018, en 2022 et jusqu’à cette année, en 2026. Tous les quatre ans, leur rendez-vous devant le téléviseur est répété. « Je ne force pas mes filles à se lever à 4 h du matin! Mais moi, oui. Je ne manquerai pas une seconde des épreuves de patin. Mes filles se réveillent vers 6 h. Elles viennent me rejoindre devant la télévision et nous suivons les compétitions ensemble », précise Charles Hamelin. 

Entraîner l’élite et la relève

Depuis deux ans, celui que l’on surnommait la locomotive de Sainte-Julie est entraîneur-adjoint au Centre régional canadien d’entraînement (CRCE). Avec la complicité de trois autres entraîneurs, il prépare les prochains patineurs qui pourraient se tailler une place parmi l’élite. « J’entraîne les patineurs qui arrivent sur l’équipe du Québec.

Ils sont une quarantaine et représentent l’élite au Québec et au Canada. Nous soutenons les jeunes âgés de 15 à 19 ans et le but, c’est de les amener sur l’équipe nationale le plus vite possible. » 

Il a été question de bien d’autres sujets avec le retraité du patin, dont les patineurs de l’équipe du courte piste qui l’impressionnent, la chute de la skieuse Lindsey Vonn, la décision de l’entraîneur Marc Gagnon de remplacer le patineur Steven Dubois par la recrue Félix Roussel lors de la finale du relais mixte, et aussi d’une certaine Kim Boutin.

Avec l’argent récolté au relais mixte la semaine dernière, la patineuse de vitesse courte piste Kim Boutin obtenait une cinquième médaille olympique. C’est une de moins que Charles Hamelin, qui détient le record à égalité avec Cindy Klassen en tant qu’athlète olympique canadien le plus décoré aux Jeux d’hiver. Kim Boutin, elle, est l’athlète féminine la plus décorée dans sa discipline. « J’ai prédit deux médailles à Kim. Elle en a déjà une. Si elle en gagne une autre, elle va m’égaler à six. Je ne serais pas surpris si elle en ramenait trois. Si elle avait sept médailles, je serais le premier à la féliciter et à la serrer dans mes bras! Les records sont faits pour être battus. Kim, c’est ma compatriote, c’est une grande patineuse », déclare le retraité de 41 ans. 

De retour à Sainte-Julie

Depuis octobre 2024, Charles Hamelin demeure à Sainte-Julie avec sa femme et leurs filles. Son frère François, qui détient également une médaille d’or remportée à Vancouver en 2010 pour le relais masculin, réside aussi dans cette ville voisine de Saint-Bruno-de-Montarville. Les deux champions olympiques habitent à quelques minutes de distance. « Nous sommes heureux de revenir à Sainte-Julie », affirme Charles Hamelin lors de cet entretien. 

Leurs enfants, à Charles et à François, évoluent avec le club de patinage de vitesse Les Fines lames. Pour les deux hommes, c’est une sorte de retour aux sources. Rappelons qu’ils ont amorcé leur carrière dans le patin avec cet organisme qui existe depuis plus de 45 ans. « À l’aréna de Sainte-Julie, mes filles patinent dans différents groupes.

Quand papa patine avec Ludivine, Violette nous regarde et quand Violette est sur la glace, nous la regardons. Ensuite, les enfants de François sautent sur la patinoire. Nous sommes longtemps à l’aréna pour regarder des gens patiner », raconte le sportif, dont l’une des glaces de l’aréna Sainte-Julie porte désormais le nom de famille.

  • Le patineur de vitesse Charles Hamelin.  (Photo : Frank Jr Rodi)

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