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Jour d’élection partielle dans la circonscription de Chicoutimi

(Saguenay) À quelques mois des prochaines élections générales, les électeurs de la circonscription de Chicoutimi sont appelés aux urnes, lundi, pour élire la prochaine personne qui les représentera à l’Assemblée nationale.


Publié à
10 h 48
Mis à jour à
11 h 18

Patrice Bergeron

La Presse Canadienne

Cette élection partielle a dû être déclenchée à la suite de la démission de l’ancienne ministre caquiste des Affaires municipales, Andrée Laforest, qui a tenté en vain d’être élue à la mairie de Saguenay en novembre dernier.

Hormis la Coalition avenir Québec (CAQ), tous les partis représentés à l’Assemblée nationale, de même que le Parti conservateur (PCQ), présentent une candidate féminine.

La CAQ aura fort à faire pour conserver la circonscription qui était jusqu’à ses deux victoires de 2018 et 2022 un bastion du Parti québécois (PQ).

Des sondages suggèrent en effet un duel entre le PQ et le PCQ.

Un représentant du PCQ a laissé entendre que l’organisation avait mis le paquet dans la dernière ligne droite de la campagne.

Au cours d’un entretien téléphonique lundi, il a indiqué que d’anciens candidats et militants provenant d’ailleurs au Québec étaient venus prêter main-forte sur le terrain, en allant à la rencontre des électeurs et au téléphone.

De même, une porte-parole du PQ a indiqué que les troupes péquistes avaient redoublé d’efforts dans la dernière semaine de campagne. Les élus du groupe parlementaire péquiste sont venus appuyer les troupes locales.  

Dimanche soir, ils sont allés rencontrer les amateurs de hockey au match des Saguenéens de la LHJMQ. Il y avait là la candidate péquiste Marie-Karlynn Laflamme, son chef Paul St-Pierre Plamondon, ainsi que les députés Pascal Bérubé, Catherine Gentilcore, Joël Arseneau et Alex Boissonneault.  

Le résultat de lundi soir pourrait donc être différent des élections générales de 2022, lorsque la CAQ avait triomphé avec sa plus forte majorité au Québec, 14 930 voix de plus que le PQ au deuxième rang.  

Pour renouveler cet exploit et défendre le bilan du gouvernement, la CAQ présente Francis Tremblay, un employé du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay–Lac-Saint-Jean et étudiant à la maîtrise.  

Marie-Karlynn Laflamme, du PQ, était pour sa part vice-rectrice intérimaire aux affaires administratives et aux ressources de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) avant de faire le saut en politique.  

Le PCQ mise sur Catherine Morissette, propriétaire d’un salon de coiffure et ancienne mairesse de Saint-David-de-Falardeau.  

L’attachée politique à l’aile parlementaire libérale Tricia Murray porte la bannière du PLQ, tandis que Jeanne Palardy a été investie candidate de Québec solidaire. Elle est coordonnatrice dans une maison d’hébergement pour femmes en difficulté.

L’enquête d’opinion Pallas commandée par le PCQ et menée le 22 janvier dernier accordait 29 % des intentions de vote au PQ et 19 % au PCQ, en deuxième, avec 27 % d’indécis. L’échantillon était seulement de 311 répondants et la marge d’erreur était de plus ou moins 6 %, 19 fois sur 20.

Le PLQ atteignait seulement 9 %, la CAQ suivait de près à 8 %, tandis que QS fermait la marche à 7 %.  

Les bureaux de vote seront ouverts de 9 h 30 à 20 h. Dix-sept lieux de vote seront ouverts. Ils sont indiqués sur la carte de l’électeur envoyée par la poste ou encore sur le site d’Élections Québec.

Les données préliminaires d’Élections Québec indiquent que 5343 personnes, soit 11,67 % de l’électorat, ont voté par anticipation à cette élection partielle.

L’élection partielle sera surveillée de près, puisqu’elle pourrait donner un aperçu des tendances au sein de l’électorat en prévision des élections générales d’octobre prochain.

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