«C’est un film fétiche pour plusieurs personnes»: Henri Picard revisite un rôle de Patrick Swayze dans une nouvelle version du drame sportif culte «Youngblood»

Henri Picard admet qu’il ne connaissait pas l’existence de Youngblood avant de décrocher l’un des rôles principaux de la nouvelle version de ce film culte de hockey. Il a toutefois rapidement compris à quel point le drame sportif de 1986 avait marqué toute une génération.
« Quand le chum de ma mère a su que j’allais jouer dans ce film, il capotait, confie l’acteur de 24 ans en entrevue au Journal.
« C’est son film de hockey préféré. Il l’a vu et revu. Je me suis rendu compte assez vite que c’est un film fétiche pour plusieurs personnes. »
Sorti en 1986, le Youngblood original mettait en vedette Rob Lowe, acteur emblématique des années 1980, dans la peau de Dean Youngblood, un fils de fermier américain qui se taille une place au sein d’une équipe canadienne de la ligue de hockey junior.
Intitulée Youngblood : le hockey dans le sang, la nouvelle version réalisée par le cinéaste canadien Hubert Davis reprend les grandes lignes du scénario du film original.
On y suit le jeune prodige Dean Youngblood (Ashton James) qui quitte son Detroit natal pour se joindre aux Mustangs d’Hamilton, dans la ligue de hockey junior de l’Ontario. Mais son tempérament explosif provoque rapidement des frictions avec son entraîneur.
Courtoisie de TVA Films
Henri Picard incarne le capitaine de l’équipe, Denis Sutton, qui prend Youngblood sous son aile. Dans le film original, ce personnage était interprété par nul autre que Patrick Swayze.
« S’il y a un acteur qui représente beaucoup les années 1980, c’est bien lui, souligne Henri Picard à propos de la star de Danse lascive et Mon fantôme d’amour.
« Il a un charisme sans effort qui est accrocheur. Le personnage est revisité, c’est sûr, mais je me suis quand même un peu inspiré de sa performance, notamment pour ses regards et ses sourires taquins. Ce que j’aime du personnage, c’est qu’il est de bonne foi. C’est le capitaine de l’équipe, mais il n’est pas du tout arrogant. Il pourrait voir Youngblood comme un gars qui va le détrôner. Mais au contraire, il le voit comme un atout, comme une pièce manquante de son équipe. Il devient une sorte de grand frère pour lui. »
De Derek à Denis
Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal
Au départ, le personnage devait s’appeler Derek Sutton, comme dans le film original de 1986. Mais après avoir vu Henri Picard en audition, les créateurs ont choisi de le rendre Québécois, en le prénommant Denis. Ce changement a permis à Picard de conserver son accent québécois dans le film.
« Ce qu’on entend dans le film, c’est moi, avec mon anglais naturel, souligne-t-il. Le fait de ne pas avoir à me soucier de mon accent m’a permis de me concentrer uniquement sur l’émotion du personnage. Mais ça m’a quand même sorti de ma zone de confort de jouer pour la première fois en anglais. J’ai aimé ça, mais je sais que j’aurai du travail à faire sur mon accent si je veux participer à d’autres projets anglophones. »
Photo courtoisie TVA FILMS
Youngblood : le hockey dans le sang a été tourné à Barrie, au nord de Toronto, notamment dans l’aréna des Colts, l’équipe locale de la ligue junior de l’Ontario. Même s’il a joué pendant deux ans au hockey quand il était plus jeune, Henri Picard a dû peaufiner sa technique de patinage et de maniement du bâton pour le tournage.
« Dès que j’ai su que j’avais le rôle, je suis rembarqué sur mes patins pour me remettre à l’aise. Mais en arrivant là-bas, j’ai vu que le niveau des autres gars était assez élevé. Heureusement, il y avait plusieurs vrais joueurs qui étaient sur le plateau et qui étaient toujours prêts à nous aider. C’était très immersif et j’ai énormément appris. Et tout est chorégraphié. On fait un film de hockey, mais on ne joue pas au hockey pour vrai ! »
- Youngblood : le hockey dans le sang prend l’affiche le 6 mars.




