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Pluie verglaçante | Des régions plus sonnées que d’autres

Même si la tempête de pluie verglaçante a frappé moins fort que prévu, plusieurs régions du Québec se sont réveillées jeudi avec un mal de tête. Plus de 215 000 foyers ont été plongés dans le noir et des milliers d’élèves ont raté l’école pour une deuxième journée de suite.


Publié à
5 h 00

La tempête a provoqué des accumulations de glace pouvant atteindre 20 mm dans certaines régions et a frappé particulièrement fort en Outaouais, à Montréal et dans les Laurentides.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Arbre déraciné dans un secteur résidentiel de Belœil

À Belœil, La Presse a observé des dommages importants, dont un arbre déraciné. Des foyers étaient privés d’électricité en raison de branches écrasées sur des fils électriques. « Une chance que ça a évité la maison », a souligné Jacques Rémi, un des résidants de la petite ville.

Des écoles étaient encore fermées jeudi, dont toutes celles de Lanaudière. D’autres l’étaient aussi dans la grande région de Québec, comme sur la Rive-Sud. À Montréal, la plupart des écoles avaient rouvert leurs portes, à l’exception de quelques établissements frappés par des pannes.

PHOTO CHARLES WILLIAM PELLETIER, LA PRESSE

Passants rue Masson, parapluies à la main, mercredi

En Outaouais, certains établissements de santé ont dû fermer leurs portes en raison de pannes, notamment la Maison de naissance, à Gatineau, dont les patientes ont été contraintes de se rendre à l’hôpital voisin.

Les transports en commun dans la grande région de Montréal ont aussi subi les contrecoups de la tempête. Le Réseau express métropolitain (REM) est resté à l’arrêt toute la matinée entre les stations Brossard et Canora, en raison d’une accumulation « exceptionnelle » de verglas sur la caténaire, l’ensemble de câbles qui alimente les trains. Le service était de retour à la normale en fin de matinée.

Plus « facile » qu’en 2023

Vers midi, le premier ministre François Legault a affirmé que la « grande majorité des pannes d’électricité devraient être réglées d’ici 23 h [jeudi] soir ».

PHOTO DOMINICK GRAVEL, LA PRESSE

La PDG d’Hydro-Québec, Claudine Bouchard, et le premier ministre François Legault, jeudi

Cette affirmation était en voie de s’avérer en fin de soirée, avec 9000 foyers encore dans le noir sur 4 500 000 clients d’Hydro-Québec.

À ses côtés, la PDG de la société d’État, Claudine Bouchard, a expliqué que la tempête de pluie verglaçante de la veille avait été beaucoup plus facile à gérer que celle d’avril 2023, qui avait provoqué plus d’un million de pannes d’électricité dans la province, entre autres parce que l’épicentre n’était pas sur l’île de Montréal, cette fois.

C’est beaucoup plus facile de travailler sur un territoire plus grand que concentré dans une rue à Montréal où on a des maisons endommagées, des voitures à déplacer, des services d’urgence qui doivent aussi passer.

Claudine Bouchard, PDG d’Hydro-Québec

Les derniers clients à rebrancher seront les cas les plus complexes, dans des régions plus difficiles d’accès, selon Claudine Bouchard.

Alertes tombées

En soirée, Environnement Canada avait désactivé toutes ses alertes de pluie verglaçante au Québec.

Selon les données préliminaires de l’agence fédérale, l’Outaouais a reçu de 20 à 30 millimètres de pluie verglaçante. Les accumulations ont atteint 20 millimètres à Montréal, de 15 à 20 millimètres dans les Laurentides et de 10 à 15 millimètres à Québec.

PHOTO DOMINICK GRAVEL, LA PRESSE

Escalier glacé à Montréal, mercredi

Ces quantités concordent globalement avec ce qui avait été prévu par les météorologues. Toutefois, la présence de grésil, qui s’est mêlé à la pluie verglaçante, a fait en sorte que les conséquences de ce système n’ont pas été aussi graves que lors d’évènements similaires survenus dans les dernières années.

La quantité de pluie verglaçante tombée sur la province a donc été beaucoup moins importante que lors de la tempête de 2023.

Par ailleurs, Hydro-Québec avait investi dans le contrôle de la végétation entre la dernière tempête et aujourd’hui, éliminant « des dizaines de milliers » de branches dangereuses dans la dernière année, selon son porte-parole Cendrix Bouchard.

Avec la collaboration de Marie-Eve Morasse et d’Henri Ouellette-Vézina, La Presse, et La Presse Canadienne

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