Hausse du prix de l’essence: les entreprises de transport sous pression

La hausse du prix du pétrole n’a pas fini de faire mal au portefeuille. Après avoir frappé le panier d’épicerie, ce sont les entreprises de transport qui sont touchées de plein fouet et qui écopent de factures plus salées de carburant.
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Le prix du diesel atteint désormais environ 2,45 $ le litre, une situation qui inquiète particulièrement les industries qui dépendent de ce carburant.
Les entreprises de remorquage, dont les camions fonctionnent exclusivement au diesel, figurent parmi les plus touchées. L’augmentation est difficile à absorber.
Comme les camions doivent fonctionner au diesel, ces entreprises n’ont souvent pas d’autres choix que de refiler une partie de la facture aux consommateurs.
Selon Ghislain Hinse, propriétaire de Remorquage Guilbert, absorber une telle hausse devient difficile. Une surcharge peut entraîner une hausse d’environ 13 à 14 % des prix.
Pour limiter les coûts, certaines compagnies tentent déjà de réduire leur consommation. Certains camionneurs, par exemple, diminuent leur vitesse lors des longs trajets afin d’économiser du carburant.
Si le prix du diesel devait grimper jusqu’à 3 $ le litre, d’autres mesures pourraient être mises en place, comme réduire le nombre de déplacements et intervenir seulement lorsque c’est demandé. Actuellement, plusieurs camions sont positionnés à différents endroits du territoire afin de répondre rapidement aux appels.
Les agriculteurs ressentent eux aussi la pression de cette hausse. Plusieurs réclament de récupérer l’équivalent de la taxe carbone, qui représente environ 10 cents par litre.
Selon eux, l’aide de 30 millions de dollars annoncée récemment par Québec pour compenser les coûts ne sera pas suffisante. Certains demandent même l’abolition de cette taxe.
La flambée du diesel a aussi des répercussions sur le transport collectif.
La Société de transport de Trois-Rivières estime que si les prix actuels se maintiennent pendant huit semaines, sa facture de carburant pourrait augmenter d’environ 96 000 $.
À titre de comparaison, chaque hausse d’un cent par litre représente pour l’organisation un impact annuel d’environ 12 000 $ pour l’organisation.
Pour le moment, la société de transport assure qu’il n’est pas question d’augmenter le prix des laissez-passer.
Les prochains ajustements tarifaires devraient être déterminés en novembre.
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