News CA

Le Syndicat des employés de l’impôt dénonce la diminution des services à la population

Le Syndicat des employés de l’impôt dénonce la décision de l’Agence du revenu du Canada de fermer définitivement ses boîtes de dépôt pour les déclarations de revenus dans l’ensemble du pays, à compter du 29 mai.


Publié hier à
15 h 26

Lia Lévesque

La Presse Canadienne

Le 19 mars, l’Agence du revenu du Canada a fait savoir que la présente saison des impôts serait la dernière où les contribuables pourront déposer leur déclaration papier dans ces boîtes, plutôt que d’avoir à payer pour un envoi postal. Les déclarations déposées dans ces boîtes sont normalement recueillies et expédiées en bloc par le gouvernement fédéral dans un centre fiscal au pays.

L’ARC a précisé que 430 000 déclarations avaient ainsi été déposées dans ces boîtes pour la dernière année fiscale 2024-2025.

Elle dit néanmoins constater une baisse de ce moyen d’expédition des déclarations de revenus, au profit des déclarations en ligne – qu’elle incite d’ailleurs fortement les contribuables à utiliser, depuis des années. Pour justifier sa décision, elle a aussi évoqué des enjeux de sécurité avec les boîtes, comme le risque de colis suspect et le risque de cambriolage.

Mais, pour le président national du Syndicat des employés de l’impôt, Marc Brière, la décision de l’ARC s’explique plutôt par une volonté de réduire ses coûts… et les emplois.

« Ça va aussi toucher des emplois. C’est pas la masse d’emplois qu’on a à l’Agence du revenu, mais, c’est encore une fois des employés qui vont perdre leur travail », a déploré M. Brière en entrevue mardi.  

D’ailleurs, d’après lui, le nombre de contribuables qui ont recours à ces boîtes de dépôt est même en hausse depuis la pandémie, où il avait effectivement chuté à 90 000 ou 100 000, avant de remonter à 275 000, puis 430 000.

« Les gens l’utilisent, le service. Donc, est-ce que l’Agence veut tirer la plogue tout de suite, en ayant peur que ça remonte au-dessus du demi-million et que ça remonte encore ? Je me pose la question. Je trouve le “timing” un peu suspect, pour sauver un peu d’argent sur le dos des contribuables », a critiqué le président national du syndicat.

Il rappelle que des personnes âgées, par exemple, utilisent encore les déclarations papier, de même que des gens qui vivent dans des régions où l’accès internet n’est pas toujours facile. Et d’autres contribuables de tous âges le font par choix, tout simplement. Et des petites et moyennes entreprises, qui ont plusieurs documents à transmettre, choisissent aussi ce moyen d’expédition, fait-il valoir.

« C’est pas possible pour tout le monde d’utiliser l’internet ou de pouvoir se fier à l’internet à tout moment, au cours de l’année, à travers le pays et à travers le Québec. L’Agence du revenu le sait, mais on dirait qu’ils s’en foutent. Ils veulent forcer les gens à produire électroniquement. Et ils veulent aussi décourager les gens d’appeler à l’Agence du revenu », s’est exclamé M. Brière.

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button