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Cirque du Soleil | Hommage à la folie de Jean Leloup

L’hommage du Cirque du Soleil à Jean Leloup portera un nom inspiré de l’un des plus grands succès du répertoire musical de l’auteur-compositeur-interprète, Paradis perdu, tiré de l’album La vallée des réputations (2002). Le spectacle sera présenté à Trois-Rivières dès le 15 juillet. La Presse en parle avec la metteuse en scène Marie-Ève Milot.


Publié à
15 h 14

Après avoir monté la pièce acrobatique en hommage à Daniel Bélanger, la metteuse en scène Marie-Ève Milot reprend le collier. Elle fera de nouveau équipe avec le directeur musical Jean-Phi Goncalves et la scénographe Geneviève Lizotte – entre autres – pour créer l’univers fantaisiste de Jean Leloup.

« J’ai un lien intime avec la musique de Jean Leloup, commence par nous dire Marie-Ève Milot. C’est un artiste qui me suit depuis toujours, avec qui j’ai traversé les grands bouleversements de ma vie. Donc j’ai énormément d’admiration pour lui. »

Comme tous les hommages de cette série présentée depuis 10 ans par le Cirque du Soleil à l’amphithéâtre de Trois-Rivières, la création se fait à l’insu de l’artiste qu’on célèbre. Jean Leloup n’a donc pas participé à la création du spectacle.

Marie-Ève Milot et Jean-Phi Goncalves tenaient à rencontrer Jean Leloup. Le trio s’est donc retrouvé dans le studio de Goncalves pour une discussion à bâtons rompus de quelques heures.

« Ce qui m’a le plus impressionnée, c’est sa capacité d’être dans le moment présent, nous dit Marie-Ève Milot, qui n’est pas entrée dans les détails de la discussion. On a parlé du spectacle, mais plus généralement de la vie, a-t-elle résumé. Il avait une seule demande : il voulait qu’il y ait une corneille sur scène. »

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

La metteuse en scène Marie-Ève Milot

Le spectacle, qui s’ouvrira sur la pièce Le dôme – durant laquelle on devrait voir des toucans –, puisera dans le vaste répertoire de Leloup pour enrober les 12 tableaux acrobatiques. Outre la pièce Paradis perdu et Le dôme, la production cite I Lost My Baby, Paradis City ou encore L’oiseau-vitre.

Mais quelle sera l’histoire racontée sur scène ? « Le spectacle commence par une grande procession, avec à sa tête l’enfant fou, qui mène des perdus à la recherche du paradis vers un dôme, répond Marie-Ève Milot. Ces perdus, ce sont des artistes, mais aussi 80 personnes du public, qui marcheront vers ce dôme, situé au cœur d’une forêt étrange. »

Pendant une heure et quart, artistes, acrobates et membres du public seront dans le dôme et livreront l’ultime spectacle du roi Ponpon, autre personnage de Paradis perdu.

Et que représente ce dôme exactement ? « Le dôme est un espace imaginaire, un théâtre fait de lumières où se tiendra la dernière heure du roi Ponpon, un espace immersif et inclusif, précise la metteuse en scène. Les bruits de la forêt seront ponctués des cris, onomatopées et divagations de Jean Leloup. »

Parmi les disciplines acrobatiques qui seront mises de l’avant, le directeur de la création, Daniel Ross, mentionne le tissu aérien, la perche, mais aussi le parkour urbain. Entre autres.

« Je veux qu’on sente qu’on parle d’un artiste qui s’est inscrit dans le temps », nous dit Marie-Ève Milot, qui a l’intention de survoler le contenu des 11 albums de Leloup, de Menteur (1989) à L’étrange pays (2019), en passant par L’amour est sans pitié (1990), Le dôme (1996), Les fourmis (1998) ou encore Mexico (2006).

Paradis perdus, à l’amphithéâtre extérieur Cogeco de Trois-Rivières. Du 15 juillet au 15 août 2026.

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