Au moins 200 postes à risque à l’Agence du revenu du Canada

Sur les 16 000 professionnels de la fiscalité représentés par l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), quelque 195 membres ont été avisés en début de semaine qu’ils risquent de perdre leur emploi.
«Ce sont ces gens qui veillent à ce que chacun paie sa juste part d’impôts», indique le président du syndicat, Sean O’Reilly. «Supprimer leurs postes ne permet pas de faire des économies. En fait, c’est une perte de revenus.»
Le personnel visé comprend «des auditeurs, des économistes et des professionnels de l’informatique dont le travail est au cœur de la lutte à l’évasion fiscale», détaille l’IPFPC.
Des compressions seront également effectuées dans les services de «cybersécurité» et au sein de «l’expertise en matière de données, à un moment où l’ARC développe son utilisation de l’intelligence artificielle», s’inquiète le syndicat.
«La réduction de l’expertise interne, couplée à une dépendance accrue à l’égard de la technologie, soulève de sérieuses questions sur la manière dont ces données seront protégées», déplore M. O’Reilly.
Le syndicat précise toutefois que la plupart des employés touchés sont basés en dehors de la région de la capitale nationale.
Au moment où ces lignes étaient écrites, le syndicat des employés de l’impôt, qui représente plus de 32 000 employés de l’agence, n’avait pas encore indiqué combien de ses membres sont concernés par le réaménagement des effectifs.




