Conflit au Moyen-Orient | Le deuxième pilote américain recherché secouru

(Téhéran) Le deuxième pilote américain dont l’avion s’était écrasé en Iran a été secouru par l’armée américaine et est désormais « sain et sauf », a annoncé Donald Trump dimanche.
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0 h 27
« Au cours des dernières heures, l’armée américaine a mené à bien l’une des opérations de recherche et de sauvetage les plus audacieuses de l’histoire des États-Unis, pour venir en aide à l’un de nos incroyables officiers d’équipage, qui se trouve également être un colonel très respecté, et dont je suis ravi de vous annoncer qu’il est désormais SAIN ET SAUF ! » a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
L’Iran a tiré tôt dimanche des missiles et drones vers Israël et le Koweït, au lendemain de l’ultimatum de 48 heures donné par Donald Trump à Téhéran pour conclure un accord ou rouvrir le détroit stratégique d’Ormuz ou faire face à « l’enfer ».
Les défenses aériennes aussi bien en Israël qu’au Koweït ont été aussitôt activées face à cette nouvelle, salve au 37e jour de la guerre déclenchée par une offensive israélo-américaine contre l’Iran.
« Les défenses aériennes koweïtiennes font actuellement face à des menaces provenant de missiles et de drones hostiles », a écrit l’état-major sur le réseau social X, tandis que les autorités ont fait état de gros dégâts après une attaque iranienne samedi soir contre un complexe ministériel dans la capitale.
Par ailleurs, le sort d’un aviateur américain disparu après l’écrasement d’un avion de combat vendredi en Iran demeure inconnu.
« Vous vous souvenez quand j’ai donné 10 jours à l’Iran pour CONCLURE UN ACCORD ou ROUVRIR LE DETROIT D’ORMUZ. Le temps presse – 48 heures avant de déchaîner les enfers sur eux », a écrit samedi le président américain sur sa plateforme Truth Social.
CAPTURE D’ÉCRAN DU COMPTE TRUTH SOCIAL DE DONALD TRUMP
Le 26 mars, le dirigeant américain avait émis un ultimatum de 10 jours à Téhéran pour rouvrir cette voie maritime clé pour l’économie mondiale et bloquée par l’Iran depuis le début de la guerre. À défaut, M. Trump avait menacé de détruire les centrales électriques en Iran. L’échéance avait alors été fixée au « lundi 6 avril à 20 h, heure de Washington ».
Les forces armées iraniennes ont rejeté cet ultimatum, jugeant « stupides » les menaces du président américain de « déchaîner les enfers » sur l’Iran.
Donald Trump a aussi publié un nouveau message dans lequel il assure que « beaucoup » de hauts responsables militaires iraniens ont été tués dans une « frappe massive à Téhéran », sans préciser quand cette frappe avait eu lieu.
Centrale nucléaire
Samedi, la centrale nucléaire de Bouchehr, construite avec l’aide de la Russie, a été visée par une frappe. Seule installation nucléaire civile opérationnelle en Iran, elle a déjà été ciblée à quatre reprises depuis le début de la guerre le 28 février.
Selon l’agence de presse Irna, un projectile a touché « une zone proche de la centrale », où un garde a été tué. Aucun dommage n’a été constaté sur les installations.
La Russie a annoncé que près de 200 employés du géant nucléaire Rosatom avaient commencé à évacuer la centrale.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a averti samedi sur X que cela pourrait entraîner des retombées radioactives susceptibles de « mettre fin à la vie » d’habitants dans le Golfe, « et non à Téhéran », plus loin au nord.
Morts au Liban
L’Iran dit viser les pays du Golfe dont le Koweït, les Émirats arabes unis et Bahreïn, qui abritent des intérêts américains, en représailles aux frappes visant son territoire.
Dans le détroit d’Ormuz, les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont dit samedi avoir visé par drone un navire « lié » à Israël, qui a pris feu dans un port de Bahreïn.
Samedi soir, l’armée israélienne a annoncé qu’un nouveau missile avait été tiré depuis le Yémen en direction d’Israël.
PHOTO MAJID ASGARIPOUR, WANA FOURNIE PAR REUTERS
Un homme parle au téléphone, à côté des débris du monument historique du palais de Golestan après qu’il a été endommagé lors d’une frappe à Téhéran, en Iran, le 4 avril 2026.
Au Liban, où l’armée israélienne lutte contre le mouvement pro-iranien Hezbollah, sept personnes ont été tuées dont deux fillettes et plus de 40 blessées dans des frappes israéliennes samedi dans le sud du pays, selon le ministère de la Santé.
Israël a annoncé de son côté la mort de l’un de ses soldats « au combat » dans le sud du Liban, portant à 11 le nombre de militaires israéliens tués depuis le 2 mars sur ce théâtre d’opérations.
PHOTO ESSAM AL-SUDANI, REUTERS
Des images prises par drone montrent des dégâts sur des installations de stockage appartenant à des compagnies pétrolières étrangères, après ce que des sources sécuritaires ont décrit comme une frappe de drone à l’ouest de Bassora, en Irak, le 4 avril 2026.
Également au Liban, la ville de Tyr a été bombardée, et un hôpital endommagé. L’armée israélienne a par ailleurs appelé samedi soir les habitants d’une zone proche du poste-frontière d’Al-Masnaa, à la frontière syro-libanaise, à évacuer, avant des frappes.
PHOTO VAHID SALEMI, ASSOCIATED PRESS
Une partie de l’université Shahid Beheshti a été détruite lors des frappes aériennes américano-israéliennes à Téhéran, en Iran, le 4 avril 2026.
Deux manifestations contre la guerre ont eu lieu samedi au Moyen-Orient : à Tel-Aviv, plus d’un millier de personnes se sont rassemblées avant d’être dispersées par la police.
À Bagdad et à travers l’Irak, des dizaines de milliers de partisans de l’influent chef chiite Moqtada Sadr se sont rassemblés pour condamner Israël et les États-Unis, et appeler à la fin du conflit.



