Rondelle libre | Congédiement de Patrick Roy : pas de scénario à la Lance et compte

Une histoire à la Lance et compte aurait évidemment été plus spectaculaire.
Publié à
11 h 15
Deux Québécois ne pouvant plus se blairer. Un ancien gardien légendaire devenu un entraîneur, congédié parce qu’il était réfractaire aux instructions de l’ancien joueur de soutien désormais directeur général.
Ce même entraîneur, au tempérament bouillant, s’étant mis son vestiaire à dos en multipliant les humiliations à l’endroit de ses joueurs.
Il se peut qu’il y ait eu des tensions en cours de route. Surtout quand l’équipe commence à perdre plus souvent qu’elle ne gagne.
Patrick Roy a été embauché par le prédécesseur de Mathieu Darche, Lou Lamoriello, en janvier 2024. L’ancienne gloire du Canadien n’était donc pas l’homme de Darche, devenu directeur général des Islanders de New York en mai 2025.
Les deux ne se connaissaient pas, ou à peine. Ils ont appris à se découvrir. Et développer une solide relation, même si rien ne les rapprochait au départ.
Les raisons derrière le congédiement de Patrick Roy, dimanche, sont beaucoup plus rationnelles. Ça ne devrait pas étonner quiconque connaît le caractère méthodique de Darche.
Qu’on soit d’accord ou pas avec sa vision, Darche visait les séries éliminatoires ce printemps, malgré un club dont le noyau ne rivalise pas avec les grandes formations de la LNH.
PHOTO BRUCE BENNETT, ARCHIVES GETTY IMAGES VIA AGENCE FRANCE-PRESSE
Mathieu Darche (à gauche) et Patrick Roy (à droite)
Darche venait d’ailleurs de sacrifier un choix de premier tour, celui obtenu l’an dernier de l’Avalanche du Colorado pour Brock Nelson, pour acquérir un centre de 34 ans, Brayden Schenn.
Mais les Islanders jouaient de façon lamentable ces dernières semaines. Ils viennent de subir quatre revers consécutifs. Ils ont remporté seulement trois de leurs dix dernières rencontres. Ainsi, leur avance de six points sur le dernier club exclu des séries a fondu en un mois. Si les éliminatoires commençaient aujourd’hui, les Islanders les rateraient.
On peut évidemment jouer du bon hockey et perdre. Ce n’était pas le cas chez les Islanders. La défense en arrachait. Les succès de l’équipe dépendaient trop de leur gardien Ilya Sorokin. Les Islanders figuraient parmi les pires équipes au chapitre des « buts attendus ». Seuls Seattle, Toronto, Vancouver et Chicago font pire.
Malgré tout, les Islanders se classaient au cinquième rang de la LNH pour les buts accordés par match. Sorokin commençait à tirer de la langue. Il a accordé 18 buts à ses quatre dernières rencontres, après avoir disputé 15 des 16 derniers matchs du club, dont trois séquences de deux parties en autant de soirs.
Congédier un entraîneur avec cinq matchs à faire en saison régulière demeure toujours délicat. La disponibilité de Peter DeBoer pesait probablement autant dans la balance que les insuccès des Islanders depuis quelques semaines.
DeBoer a été congédié par les Stars de Dallas le printemps dernier après avoir pourtant atteint le carré d’as pour la troisième fois consécutive. Ses propos à chaud à l’endroit de son gardien Jake Oettinger après l’élimination de l’équipe ont probablement contribué à son départ.
PHOTO LM OTERO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
Peter DeBoer
Le nouvel entraîneur-chef des Islanders a atteint le carré d’as deux fois en trois ans avec son équipe précédente, les Golden Knights de Vegas, et il revendique une finale et un carré d’as avec les Sharks de San Jose entre 2015 et 2019.
DeBoer a une fiche de 247-118-41 depuis 2019. Il a justement la réputation d’être un entraîneur méthodique et organisé, maître dans la façon de protéger les zones défensives à risque, avec une défense agressive, des relances rapides et un échec avant soutenu.
Pourquoi alors n’a-t-il pas obtenu de poste au cours de l’hiver ? Probablement parce qu’on n’a pas voulu s’engager à long terme pendant la saison. Jim Hiller a été congédié à Los Angeles, remplacé de façon intérimaire par l’ancien entraîneur-chef des Sénateurs, D. J. Smith.
John Tortorella a pris la relève de Bruce Cassidy à Vegas, mais dans une mission peut-être temporaire. Son contrat prend fin à l’expiration de la saison. Darche tenait à DeBoer. Après la saison actuelle, il sera lié par contrat pour quatre ans.
Pour certains, les Islanders ont déjà dépassé les attentes cet hiver, après avoir raté les séries l’an dernier. Ils ont sept points de plus, avec cinq matchs à faire. Avec Mathew Barzal en santé (il a disputé seulement 30 matchs l’an dernier) et l’arrivée de la jeune sensation Matthew Schaefer, premier choix au total en 2025, Darche n’était vraisemblablement pas du même avis.
DeBoer hérite toutefois d’une formation nettement inférieure à celles des Stars, des Golden Knights et même des Sharks à l’époque.
L’avenir nous donnera des réponses sur lui, Darche, Roy et sur les Islanders.
Le chiffre du jour : 23
PHOTO MARK J. TERRILL, ASSOCIATED PRESS
Artemi Panarin (10)
Nombre de points en 20 matchs obtenus par Artemi Panarin depuis son acquisition par les Kings de Los Angeles. Les Kings ont néanmoins une fiche de 8-6-5 (trois victoires en surtemps) depuis son arrivée. Ils demeurent sur un pied d’égalité avec les Predators, dernier club qualifié pour les séries, avec 81 points, mais ils comptent cinq victoires de moins. Les Sharks sont à deux points derrière, avec un match en main.



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