Conflit au Moyen-Orient | Trump promet qu’« une entière civilisation va mourir ce soir »

Après avoir menacé lundi de renvoyer l’Iran « à l’âge de pierre », Donald Trump y est allé d’une autre menace apocalyptique mardi, annonçant qu’« une civilisation entière va mourir » si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert.
Publié à
9 h 11
Sur son compte Truth Social, dès 8 h 06, le président américain a assuré qu’il ne voulait pas que ce scénario se produise, « mais il va probablement survenir » a-t-il clamé à quelque 12 heures de l’expiration de l’ultimatum lancé aux dirigeants iraniens.
CAPTURE D’ÉCRAN TIRÉE DE TRUTH SOCIAL
Bombardements intensifs
De façon quelque peu paradoxale, Trump évoque par ailleurs « un changement de régime complet et total » qui serait survenu en Iran depuis les bombardements d’Israël et des États-Unis lancés le 28 février dernier. Ce changement aurait mis au pouvoir « des esprits différents, plus intelligents et moins radicalisés ». « Peut-être que quelque chose de merveilleusement révolutionnaire peut se produire, QUI SAIT ? », écrit-il. Cette déclaration survient alors que les autorités locales iraniennes rapportent que plusieurs infrastructures civiles ont été bombardées, avant même l’expiration de l’ultimatum fixé à 20 h mardi, heure de l’Est.
PHOTO JULIA DEMAREE NIKHINSON, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
Le président américain Donald Trump
En ce 39e jour de guerre, des bombardements ont visé la province d’Alboz, dans le nord du pays, selon des médias locaux. Dix-huit personnes ont été tuées dans une zone résidentielle, dont deux enfants.
Deux ponts ont par ailleurs été touchés au sud de Téhéran, dont un à Kashan, où deux personnes ont été tuées, et un autre près de Qom. Et une importante autoroute reliant Tabriz a été fermée dans le nord du pays après une attaque, toujours d’après la presse iranienne.
Les liaisons ferroviaires au départ et en direction de Masshad (Nord-Est), la deuxième ville du pays, ont été annulées après que l’armée israélienne a exhorté les Iraniens à s’abstenir de voyager en train jusqu’à 13 h 30 (heure de l’Est).
PHOTO FRANCISCO SECO, ASSOCIATED PRESS
Des pompiers et des secouristes interviennent sur les lieux d’un attentat qui, selon un responsable de la sécurité présent sur place, a détruit la moitié de la synagogue Khorasaniha et des immeubles résidentiels voisins à Téhéran, en Iran, le 7 avril 2026.
Enfin, des frappes ont été menées contre l’île de Kharg dans le Golfe, point névralgique de l’industrie pétrolière iranienne, d’après l’agence Mehr et un journaliste du site d’information américain Axios.
Détruit « en une seule nuit »
L’armée israélienne a annoncé avoir mené « une vaste série de frappes visant des dizaines de sites d’infrastructure appartenant au régime terroriste iranien ».
Lundi, Donald Trump a averti que « le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit ». Il s’est dit prêt à frapper les centrales énergétiques et les ponts iraniens si la République islamique ne débloquait pas Ormuz – voie maritime par laquelle transitait précédemment quelque 20 % du brut mondial.
Le président américain a par ailleurs déclaré qu’il n’était « absolument pas » inquiet à l’idée de commettre d’éventuels crimes de guerre, alors qu’il menaçait une nouvelle fois de détruire les infrastructures iraniennes si Téhéran ne respectait pas le délai qu’il avait fixé pour la réouverture du détroit d’Ormuz.
En réponse, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique iranienne, ont menacé de mener des actions contre des infrastructures qui « priveront les États-Unis et leurs alliés de pétrole et de gaz de la région pendant des années ».
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a averti les États-Unis que les attaques contre les infrastructures civiles étaient interdites par le droit international, a déclaré lundi son porte-parole.
Avec l’Agence France-Presse et Associated Press




