Le grand retour de Luka Jovic fait trembler Madrid

Il n’était plus beaucoup à croire en son retour en forme. A 28 ans et après plusieurs saisons difficiles, ou au mieux quelconques, au Real Madrid, à l’Eintracht Francfort, à la Fiorentina et à l’AC Milan, Luka Jovic retrouve de sa superbe du côté de l’AEK Athènes. L’attaquant a déjà frappé à 20 reprises depuis son arrivée l’été dernier en 38 matchs toutes compétitions confondues. Avec 16 buts rien qu’en Super League, il est l’actuel 2e meilleur buteur d’un championnat dominé par son équipe, leader avec deux points d’avance sur l’Olympiakos, juste derrière Ayoub El Kaabi et ses 17 réalisations.
La suite après cette publicité
Le Serbe se signale aussi en Ligue Europa Conférence avec 3 buts au compteur. Sa passe décisive en 8e de finale aller sur la pelouse du NK Celje (victoire 4-0, défaite 0-2 au retour) a aussi permis à son équipe de se qualifier pour les quarts de finale, une première depuis les années 70 et la période dorée du club grec. En face, il y aura un adversaire et une destination bien connus du buteur : la formation madrilène du Rayo Vallecano. Faut-il y voir un sentiment de revanche après ses années sombres du côté du Santiago-Bernabéu (2019-2022) où il n’a jamais justifié les 63 M€ investis sur lui ?
L’un des pires flops de l’histoire du Real Madrid
Pour certains supporters de la Casa Blanca, il est même le pire flop de l’histoire de leur club. Outre ses statistiques faméliques (51 matches, 3 buts et 5 passes décisives), le remplaçant de Karim Benzema a surtout accumulé les erreurs entre sorties nocturnes régulières, blessures répétées, méforme et non-respect du confinement en pleine épidémie de covid qu’il est allé passer en Serbie. L’état serbe l’a même poursuivi pour ses manquements aux règles de quarantaine en vigueur. Il fallait que ça s’arrête. La suite n’a pas été beaucoup plus glorieuse, faisant vite oublier son année fantastique du côté de l’Eintracht (27 buts en 48 matchs), raison pour laquelle le Real l’avait recruté.
La suite après cette publicité
«Je voulais quitter les cinq grands championnats. J’étais un peu fatigué mentalement et je cherchais un environnement plus serein, expliquait-il à Mozzart Sport en ce début de saison pour justifier sa signature inattendue en Grèce. Pour la première fois de ma carrière, j’étais libre de tout contrat et je voulais être sûr de ne pas faire le mauvais choix. Ça n’était pas pour fuir la pression, car j’y suis habitué après avoir joué pour l’Étoile Rouge de Belgrade, Benfica, l’Eintracht Francfort, le Real Madrid, la Fiorentina et l’AC Milan». La suite lui a donné raison, alors qu’il était à deux doigts de s’engager auprès du Real Oviedo.
Un quadruplé face au Panathinaïkos
Le club espagnol est aujourd’hui bon dernier de Liga et déjà peu ou prou condamné à la relégation avec ses 8 points de retard sur le premier non relégable. «J’avais dit à l’époque que c’était extrêmement cher et que je n’étais pas d’accord. C’était de la folie. C’était hypothéquer l’avenir du club une fois de plus, a prévenu l’actionnaire majoritaire d’Oviedo, Jesús Martínez. On ne pouvait pas se permettre de recruter un joueur qui absorbe 30 ou 40 % de la masse salariale». Le risque était trop grand, surtout pour un joueur aussi instable et irrégulier sur ses derniers exercices. Et puis avec son étiquette de flop du Real, la presse espagnole ne l’aurait pas loupé.
La suite après cette publicité
En Grèce, il retrouve une forme de plénitude. C’était loin d’être gagné d’avance. Arrivé sans préparation, il a connu quelques soucis physiques à ses débuts, avant d’engranger confiance et temps de jeu. Avec 1 petit but en championnat jusqu’à la fin novembre, il y avait de quoi se poser des questions. Puis tout s’est décoincé avec un triplé contre le Panathinaïkos, un doublé face à Atromitos, un but sur l’OFI Crète et même un quadruplé le 18 janvier dernier à domicile contre le Pana, décidément sa victime préférée. Il a vite gagné son surnom de Dieu de l’Olympe de la part des supporters.
Se rappeler au bon souvenir de Madrid
«Depuis mon arrivée à l’AEK, je sais que c’est un club où je peux accomplir quelque chose d’important, de grand, qui restera dans l’histoire. J’ai vécu de nombreux moments exceptionnels dans ma carrière, mais celui-ci en fait incontestablement partie», réagissait le héros du soir. Il l’assure, il n’est pas ce genre d’attaquant «qui ne pense qu’à marquer des buts», des caractéristiques qui ont pu lui porter préjudice par le passé. «Certains entraîneurs ne me voyaient pas comme ça». Sans doute plus mature et dans un contexte favorable, Jovic revit et compte bien prouver à ses contempteurs qu’il sera le danger principal face au Rayo et à Madrid.
Pub. le 09/04/2026 14:18
– MAJ le 09/04/2026 18:04




