Conflit au Moyen-Orient | Wall Street ouvre en baisse, minée par l’annonce d’un blocus des ports iraniens

La Bourse de New York a ouvert en baisse lundi, minée par le blocus des ports iraniens annoncé par les États-Unis après l’échec de pourparlers avec l’Iran à Islamabad.
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11 h 07
Vers 9 h 40 (heure de l’Est), le Dow Jones reculait de 0,73 %, l’indice NASDAQ perdait 0,33 % et l’indice élargi S&P 500 lâchait 0,31 %.
L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois gagnait 17,69 points à 33 713,45 points, après l’ouverture des marchés.
« Les investisseurs espéraient un meilleur dénouement ou du moins la poursuite des négociations » entre les États-Unis et l’Iran, commente auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.
L’armée américaine a annoncé dimanche qu’elle imposerait à partir de lundi à 10 h (heure de l’Est) un blocus aux « navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens », faute d’accord pour mettre fin au conflit.
En réponse, l’armée iranienne a déclaré lundi que le blocus naval américain était « illégal » et constituait un acte de piraterie, avertissant également qu’aucun port du Golfe ne serait en sécurité si les siens étaient menacés.
Ces déclarations ravivent les tensions autour du stratégique détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial.
« Par conséquent, les marchés réduisent leur exposition au risque […] après avoir enregistré plusieurs semaines de gains solides », ajoute Art Hogan.
Et les cours du pétrole repartent à la hausse lundi, au-delà des 100 dollars le baril.
« Plus cette guerre s’éternise, plus ses répercussions économiques s’aggravent, car la hausse des prix de l’énergie se répercute sur pratiquement tous les aspects de notre vie », remarque Art Hogan.
Sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des emprunts de l’État américain restait stable par rapport à la clôture vendredi, évoluant autour de 4,32 %.
Outre les développements géopolitiques, les investisseurs garderont aussi un œil sur les indicateurs américains, dont l’inflation côté producteurs (PPI) pour le mois de mars mardi.
« Les opérateurs se préparent aussi pour la saison des résultats du premier trimestre, les grandes banques donnant le coup d’envoi cette semaine », soulignent les analystes de brieffing.com.
La banque d’affaires américaine Goldman Sachs reculait de 3,75 % à 873,75 dollars malgré l’annonce lundi de résultats supérieurs aux attentes.
Le groupe bancaire a dégagé un bénéfice net de 5,4 milliards de dollars (+18 % sur un an) pour un consensus à 5,08 milliards.
Les performances financières de JP Morgan (-1,29 %), Wells Fargo (-1,26 %) et Citigroup (-1,01 %) sont attendues mardi.
« Les entreprises les plus dépendantes à l’énergie donneront probablement des prévisions prudentes » lors de la publication de leurs résultats « compte tenu de la nouvelle réalité des prix », estime Art Hogan.




