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Le pétrole rebondit au-delà de 100 $ après l’annonce du blocus des ports iraniens

(Tokyo) Les prix du pétrole rebondissaient de 7 % lundi, remontant au-delà de 100 dollars le baril après l’annonce par les États-Unis d’un blocus des ports iraniens.


Mis à jour à
6 h 42

Le pétrole flambe à nouveau

Alors qu’il était redescendu autour de 97 dollars en fin de semaine dernière, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mai rebondissait de 7,40 % à 103,70 dollars lundi vers 2 h 40 (heure de l’Est).

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, référence mondiale, s’échangeait à 101,79 dollars, en hausse de 6,97 %. Tous deux ont gagné plus de 8 % en début d’échanges.

L’armée américaine a affirmé qu’elle débuterait un blocus des ports iraniens à partir de lundi 10 h (heure de l’Est), après l’échec des pourparlers au Pakistan.

Mais elle a précisé qu’elle autoriserait la circulation des navires ne partant pas ou ne se dirigeant pas vers l’Iran à travers le détroit d’Ormuz, passage stratégique où transite d’ordinaire un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.

« Les menaces du président des États-Unis de mettre en place un blocus maritime contre l’Iran […] sont tout à fait ridicules et amusantes », a répliqué le chef de la marine militaire iranienne, l’amiral Shahram Irani.

Après l’échec de négociations irano-américaines ce week-end, le Pakistan, hôte de ces discussions, a appelé au respect de la trêve de deux semaines convenue entre les deux parties – dont aucune ne s’est exprimée sur le devenir du cessez-le-feu censé expirer le 22 avril.

« Nous entamons une nouvelle semaine sur fond d’escalade du conflit », observe Kathleen Brooks, analyste de XTB.

« L’Iran a affirmé que toute approche de navires militaires américains dans le détroit serait considérée comme une violation de l’accord de cessez-le-feu et entraînerait une riposte militaire. La perspective d’une reprise des combats pourrait perturber les marchés et faire grimper les prix du pétrole », insiste-t-elle.

« L’absence d’accord signifie que le détroit d’Ormuz reste fermé et pourrait devenir encore plus dangereux. […] Le conflit entre dans sa sixième semaine et nous pourrions commencer à percevoir plus clairement les dégâts économiques », prévient Mme Brooks.

« Même sans reprise totale des hostilités, le prix du brut devrait rester soutenu tant que le détroit demeurera un point de tension », reconnaît Charu Chanana, de Saxo Markets.

« L’échec des négociations est préjudiciable aux marchés, car il annule une partie des bénéfices [de la récente trêve]. Cependant, la diplomatie n’étant pas totalement abandonnée, on n’observe pas automatiquement un retour aux niveaux de panique les plus extrêmes atteints » au début du conflit, tempère-t-elle.

Par conséquent, note-t-elle, « la situation se résume à un entre-deux : ni guerre, ni paix, et les investisseurs se trouvent dans une situation instable. […] Chaque information en provenance d’Ormuz, Washington, Téhéran ou Israël peut faire fluctuer les marchés rapidement ».

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