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Canadien – Lightning | À la défense de Kirby Dach

Nombreux sont ceux qui attribuent à Kirby Dach la responsabilité de la défaite subie par le Canadien lors du deuxième match de la série contre le Lightning de Tampa Bay. Or, on aurait tort de penser qu’il est l’unique responsable du résultat.


Publié à
6 h 00

D’abord, il faut rappeler que malgré un dénouement qui n’a pas fait plaisir aux partisans, l’équipe rentre à Montréal avec une égalité de 1-1 dans la série et demeure en bonne position pour la suite des choses.

La séquence nous fait aussi oublier que pendant environ 50 minutes, le Tricolore a offert une belle performance dans l’ensemble. Le but égalisateur de Nikita Kucherov et la punition à Scott Sabourin écoulée en fin de match ont toutefois donné des ailes au Lightning, qui était partout sur la patinoire en prolongation.

On retient le jeu de Kirby Dach, mais encore une fois, il importe de rappeler que ce sont plusieurs jeux qui ont amené le match en prolongation. Et qui, au bout du compte, expliquent le résultat.

J’ai moi-même déjà commis des erreurs qui ont coûté un match. Chaque joueur se met beaucoup de pression pour éviter que ça se produise. Je connais bien Dach. C’est un joueur qui a du caractère, qui veut bien jouer et aider son équipe.

Après le match, le capitaine Nick Suzuki a indiqué qu’il allait lui parler. J’ignore évidemment ce qu’il va lui dire. Mais ce que je sais, c’est que le Canadien est une équipe tissée extrêmement serré. Tout le monde se tient ensemble là-dedans. On gagne et on perd en équipe, quoi qu’il arrive.

Les deux jours de congé permettront à tout le monde de prendre un pas de recul afin de revenir en force pour le prochain match, disputé dans un Centre Bell qui sera assurément électrique. D’ici là, les joueurs demeureront dans leur bulle d’équipe, en se disant que même si c’est parfois plus difficile, ils finiront par passer au travers.

Une bonne réaction

Dans un autre ordre d’idées, j’ai été étonné par l’intensité du jeu physique au cours de ce match. En fait, ça ressemblait davantage à ce qu’on avait vu lors du dernier match entre les deux équipes avant le début de la série.

Cela dit, le Canadien a très bien réagi. Les joueurs sont demeurés en contrôle malgré le brouhaha suscité par le Lightning. Josh Anderson, par exemple, n’est pas entré dans le jeu auquel Scott Sabourin essayait de jouer. On voit qu’Anderson a beaucoup d’expérience et qu’il est un grand leader.

Juraj Slafkovský, lui, n’a pas hésité à jeter les gants contre Brandon Hagel. L’intensité des séries nous permet parfois d’assister à ce genre de scène inattendue. Nous en sommes à une étape de la série où il y aura de tels moments d’émotion, et j’ai aimé voir Slafkovský s’engager de la sorte.

PHOTO CHRIS O’MEARA, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Brandon Hagel et Juraj Slafkovský

L’entraîneur-chef a aussi une influence importante sur la réaction de ses joueurs. Et je suis convaincu que Martin St-Louis rappelle à ses troupes que s’il est important de se défendre les uns les autres, il faut aussi éviter de se laisser prendre au jeu et tomber dans l’indiscipline. En ce sens, je suis certain que l’entraîneur du Lightning, Jon Cooper, n’était pas heureux de la façon dont ses joueurs se sont comportés.

Le fait que le prochain match sera joué à Montréal signifie que le Canadien pourra profiter du dernier changement de joueurs avant les mises au jeu. Cela fournira un avantage à l’équipe, qui pourra, d’une certaine façon, décider contre qui chacun va jouer.

Mais peu importe qui le Lightning enverra sur la glace, attendez-vous à ce que Josh Anderson demeure une force pour son équipe. Ça ne le gênera pas du tout, et il sera toujours capable de riposter.

La question des lecteurs

Je crois que le Canadien exerce une défense homme à homme. Si c’est le cas, quels sont les avantages comparativement à une défense de zone ?

Yvon Gervais

Réponse : Une défense homme à homme laisse moins d’espace à l’adversaire sur la patinoire, alors que dans une défense de zone, il y a certains endroits où tu ne peux pas vraiment appliquer de pression. Quand les adversaires le savent, ils peuvent essayer d’y apporter la rondelle pour tenter de reprendre le contrôle. Le mauvais côté d’une défense homme à homme est qu’elle crée de meilleures chances de marquer si on rate notre couverture à un contre un. Selon le personnel qu’il a sous la main et l’équipe qu’il affronte, l’entraîneur pourra choisir quel style il voudra privilégier.

Propos recueillis par Jean-Philippe Arcand, La Presse

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