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Grand Prix du Canada | La Formule 2, pour la première fois à Montréal

Pour la toute première fois, la Formule 2 est en Amérique du Nord et prendra part au Grand Prix du Canada. Est-ce l’affaire d’une seule année ? Ou est-ce le début d’une association permanente ?


Publié le
20 mai

« On va montrer à Montréal ce que c’est que la F2. Et généralement, les gens ne sont pas déçus », lâche Bruno Michel, président de la Formule 2, ce championnat perçu comme le hall d’entrée des pilotes vers la F1.

Nous sommes au Grand Prix de Miami, au début du mois de mai. C’est la première fois de l’histoire que les équipes et les pilotes de Formule 2 coursent en territoire nord-américain. Tout ce beau monde sera aussi à Montréal pour le Grand Prix du Canada.

La F2 devait être en action lors des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite, en avril. Lorsque ces deux courses ont été annulées par la Fédération internationale de l’automobile en raison de la situation géopolitique au Moyen-Orient, l’organisation a dû trouver des solutions.

« Pour la F1, ce n’est pas si grave de perdre deux courses parce que c’est 10 % de la saison, explique Bruno Michel. Pour nous, c’est une grosse différence parce que nous avons moins de courses. »

PHOTO FOURNIE PAR FORMULA MOTORSPORT LIMITED

Bruno Michel, président de la Formule 2

Il a finalement été décidé que deux arrêts seraient ajoutés en Amérique du Nord, à Miami et à Montréal. Il semble toutefois que des discussions avec le Grand Prix du Canada avaient déjà lieu depuis le début de la saison pour un « futur » passage de la F2 sur le circuit Gilles-Villeneuve.

« Montréal m’avait demandé si on viendrait pour 2026, et j’avais dit non. Mon calendrier était déjà fini », relate Bruno Michel. L’annulation des courses au Moyen-Orient a changé les choses. Et semble-t-il que tout le monde s’en réjouit…

Quand j’ai dit à nos équipes qu’on s’en allait en Amérique du Nord, elles étaient aux anges. […] Elles savent que c’est vraiment important parce qu’on voulait développer notre image en Amérique.

Bruno Michel, président de la Formule 2

« Je suis certain que les gens vont réaliser à quel point nos courses sont enlevantes. Et j’espère que ça mènera plus de gens à nous suivre et à nous regarder, parce que ce marché est tellement important pour nous. »

Logistique

Les défis de faire venir la F2 en Amérique du Nord étaient à la fois logistiques et financiers. Logistiquement, la question principale était de savoir où le paddock serait situé. Il sera finalement au bout de l’épingle, derrière la tribune 15, là où est aussi située la F1 Academy, qui participe à l’évènement canadien pour la deuxième fois en deux ans.

« On ne veut pas être trop loin du paddock de F1 ; on veut tout le temps avoir la possibilité d’y aller parce que c’est important pour les pilotes aussi », de dire Bruno Michel.

Rappelons par ailleurs que la F2 ouvre son paddock au public, le temps de quelques heures, pendant les fins de semaine de Grand Prix. Une façon de permettre aux amateurs d’avoir un contact direct avec les équipes et les pilotes.

« Ça permet aux partisans de venir voir les voitures, les garages, contrairement à la F1 où tout le monde cache un peu ce qu’il fait parce que les voitures sont des secrets d’État. En F2, tout le monde a la même voiture. »

L’avenir de la F1

La grande question, maintenant, concerne l’avenir. Ce passage de la F2 sur le sol canadien est-il l’affaire d’une seule fois ? S’agit-il des premiers pas d’une association permanente ? Ou plutôt des débuts d’une entente de quelques années ?

« C’est un peu trop tôt pour le dire », répond Bruno Michel, qui s’en tient à dire que les deux organisations sont « en discussion ».

« Il y a une vraie volonté des deux côtés. Moi, c’est un Grand Prix que j’adore. […] Je trouve que c’est un Grand Prix extraordinaire avec une ambiance particulière. »

Oui, j’aimerais bien si on pouvait revenir de façon un peu plus permanente.

Bruno Michel, président de la Formule 2

Sandrine Garneau, cheffe de l’exploitation, marques et stratégie du Grand Prix du Canada, affirme pour sa part que l’organisation « est ouverte à toute éventualité ». Le promoteur, Bell GPCanada, a des idées de grandeur, dit-elle. « On aimerait ça que ce soit un évènement de quatre jours et qui soit un take-over complet de la ville, si on veut. Faire venir la F2 et possiblement la F3, c’est quelque chose qui fait partie de nos discussions au quotidien. »

On peut facilement déduire que la façon dont les choses se dérouleront ce week-end aura un impact sur la suite des choses.

Quand on demande à M. Michel ce qu’il qualifierait de succès, pour ces deux arrêts sur le sol nord-américain, il n’hésite pas : « Qu’on ait de belles courses, ce qui, normalement, est toujours le cas. »

« On arrive sur des week-ends et on apporte un spectacle magnifique. En plus, les gens savent que les pilotes qu’ils voient là en F2 seront peut-être un jour en F1. »

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