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Novak Djokovic à propos de la fronde des joueurs: « Notre sport est divisé, le fait qu’il se fragmente davantage, cela me fait mal… »

« Quelle est votre position sur la protestation des joueurs et la limite de 15 minutes accordées aux médias ?
Je n’ai pas fait partie de ce mouvement, ni du processus, ni des conversations qui ont eu lieu, ni de la planification, l’organisation ou la prise de décision. Donc je ne peux pas trop commenter. Mais ce que je peux faire, en revanche, c’est rappeler ma position, que j’ai déjà affirmée plusieurs fois par le passé : en tant que joueur, pendant des années, j’ai toujours été de leur côté. Je me bats pour leurs droits, pour qu’ils aient un meilleur avenir. Et pas uniquement les joueurs de haut niveau mais à tous les classements, et dans tous les domaines, notamment le tiers du bas du classement professionnel, que l’on a tendance à oublier. Tous les gens du monde du tennis qui parlent du prize money, de ce que gagnent les grands joueurs, oublient le peu de gens qui arrivent à vivre de ce sport.

Je l’ai déjà dit, c’est le point important du tennis professionnel, c’est qu’effectivement, le haut du classement doit s’occuper des autres, si on veut que les joueurs vivent et ne soient pas en train d’essayer de survivre de leur sport. Il faut tenir compte du fait que le sport, c’est un tout. Il faut augmenter le nombre d’enfants, par exemple, qui veulent se lancer dans le tennis professionnel, et pour moi, ça, c’est le sujet essentiel. C’est-à-dire comment développer le sport dès le départ, à la base. Il ne s’agit pas de quelques joueurs qui expriment leur contentement ou mécontentement. Cela doit être le sujet pour tout le monde. On est très fragmentés, c’est un sport très complexe. La manière dont le tennis est divisé, réglementé, le fait qu’il se fragmente davantage, cela me fait mal, en fait. Je n’aime pas voir cela. L’idée, c’est d’espérer parler d’une même voix, et que notre sport ait un meilleur avenir. Le moment est venu de progresser dans ce sens avec le moins de turbulences possible.

Vous avez décidé de ne pas jouer à Genève cette semaine. Comment avez-vous préparé ce tournoi ?
Pour être honnête, ce n’était pas vraiment un choix. Mon corps ne m’a pas permis de jouer après Indian Wells, il avait besoin de repos. Il fallait que je me soigne. Je ne pouvais pas jouer et ça a duré pendant des semaines, plusieurs mois même ! Fort heureusement, la réponse de mon corps, sa réaction à la préparation ces dix derniers jours, a été positive, donc je suis là. J’ai passé beaucoup d’heures sur le court pour améliorer le jeu, le corps, être prêt physiquement pour jouer en cinq sets. Je ne sais pas si ce sera le cas sur l’ensemble du tournoi, quelle qu’en soit la durée pour moi. Mais les Grands Chelems, je l’ai déjà dit, ont toujours été mes priorités, notamment depuis deux ans. Donc j’essaie d’être au meilleur de mes capacités, pour gagner encore des Grands Chelems. Donc on va se battre et voir ce qu’il se passe.

L’absence de Carlos Alcaraz cette année vous ouvre-t-elle davantage de perspectives ?

Il a gagné Roland-Garros deux fois. C’est le champion en titre, donc son absence est un coup dur pour le tournoi. Est-ce que cela change mon approche ? Je ne pense pas de manière significative. Mon corps m’a fait passer par des moments difficiles depuis 6 à 8 mois. Cela a été ma principale préoccupation, et pas vraiment le fait de savoir si l’absence de Carlos ou non allait me donner plus de chances. Si je suis en forme, et capable de maintenir cette forme sur tout le tournoi – bien entendu, on n’est pas dans la même forme au début du tournoi qu’à la fin – mais si j’arrive à maintenir mon niveau de fraîcheur et de progrès, je pense que j’ai toujours mes chances. Je l’ai déjà prouvé en Australie cette année, où je n’étais pas loin de gagner un autre Grand Chelem. J’ai toujours cela à l’esprit, quand je suis sur le court. J’y crois.

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