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Cette famille vit dans une tente faute de logement abordable

Une mère d’Ottawa raconte son histoire après s’être retrouvée à vivre dans une tente en forêt avec ses deux adolescents et son fils adulte, une situation qui illustre ce que des organismes décrivent comme de l’itinérance cachée.

Depuis quelques semaines, Amy Ayres explique que le coût de la vie et les obstacles à l’accès aux refuges ont laissé sa famille sans nulle part où aller.

«Soit il n’y avait aucun endroit capable de nous accueillir tous ensemble, soit il n’y avait pas de place», a-t-elle confié.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

La tente, installée dans une zone de conservation d’Ottawa, est devenue le foyer de sa famille ces dernières semaines, y compris pour leur chien et leur chat.

Elle explique que le plus difficile a été d’essayer de garder sa famille unie alors qu’elle était à court d’endroits pouvant les accueillir tous, y compris leurs animaux de compagnie.

«Pour moi, l’essentiel, c’est que nous formions une unité», a expliqué Mme Ayres. «Cela nous permet de garder les pieds sur terre. Cela nous permet de rester concentrés et mentalement stables, et j’essaie d’expliquer aux intervenants de la Ville d’Ottawa qu’il est important que nous restions ensemble.»

Selon la mère de famille, un ami a depuis proposé à la famille un logement temporaire, mais trouver un logement permanent reste hors de portée.

Une tente dans une zone protégée d’Ottawa où une famille vit depuis plusieurs semaines. 28 mai 2026. (Katelyn Wilson/CTV News Ottawa) Une tente dans une zone protégée d’Ottawa où une famille vit depuis plusieurs semaines. 28 mai 2026. (Katelyn Wilson/CTV News Ottawa)

Après la pandémie, elle a quitté son emploi d’aide à la personne pour des raisons de santé mentale et dépend désormais de l’aide sociale. Son fils aîné travaille à temps plein dans la restauration rapide, mais affirme que même avec leurs revenus combinés, le loyer reste inabordable.

«Avec nos revenus combinés, on parle peut-être de 4000$, et une fois le loyer payé, il faut payer l’électricité, la nourriture, les frais médicaux, nous avons des véhicules, nous avons des assurances — où allons-nous trouver tout cet argent?», a demandé Mme Ayres.

Elle ajoute que le fait d’être inscrite au programme Ontario Works a rendu la recherche d’un logement plus difficile.

«On vous colle une étiquette, alors on vous ignore ou on vous dit “Je suis désolé”, et on passe au suivant. Du coup, ça a été difficile de trouver quelqu’un qui veuille nous louer un logement», a-t-elle ajouté.

Son histoire intervient alors que le système d’hébergement d’urgence d’Ottawa reste sous pression et que le nombre de ménages en attente d’un logement subventionné continue d’augmenter.

Plus de 16 000 ménages figuraient sur la liste d’attente pour un logement subventionné de la ville à la fin de l’année dernière, avec un délai d’attente moyen de cinq à huit ans, selon un rapport du personnel de la Ville d’Ottawa.

«Les familles et les enfants constituent le groupe le plus important dans notre système d’hébergement, et nous pouvons absolument faire plus que ce que nous faisons actuellement. Ce n’est pas seulement la responsabilité de la Ville, c’est un enjeu national et provincial, et nous avons besoin que ces paliers de gouvernement prennent des mesures», a lancé Kaite Burkholder Harris, directrice générale de l’Alliance to End Homelessness Ottawa.

«Environ 40% des Canadiens peuvent se permettre de payer 1 700 $ par mois au maximum, et ce n’est pas pour eux que nous construisons», a-t-elle poursuivi. «Nous devons non seulement construire davantage, mais aussi nous assurer que ces logements ciblent ceux qui en ont besoin et correspondent à leur niveau de revenu.»

Amy Ayres se tient debout dans sa tente, où elle vit avec ses deux fils adolescents et son fils adulte. 28 mai 2026. (Katelyn Wilson/CTV News Ottawa) Amy Ayres se tient debout dans sa tente, où elle vit avec ses deux fils adolescents et son fils adulte. 28 mai 2026. (Katelyn Wilson/CTV News Ottawa)

Pour Mme Ayres, la première étape consiste à trouver un logement permanent qu’elle pourra considérer comme son chez-soi.

«Ce n’est pas là où je veux être. Je n’ai pas demandé à me retrouver ici», a-t-elle dit. «Ça peut arriver à n’importe qui.»

Mme Ayres a récemment reçu un appel d’un intervenant communautaire municipal au sujet d’une possibilité de logement, mais pour l’instant, elle est reconnaissante que son ami ait offert à sa famille un endroit où séjourner temporairement.

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