Avoirs iraniens gelés: Trump en voie de faire «exactement ce qu’il reproche au président Obama»?

Les détails entourant le possible accord provisoire entre les États-Unis et l’Iran se font attendre et pendant ce temps, les spéculations vont bon train sur le contenu de cette entente.
• À lire aussi : Cadre d’accord avec l’Iran : Donald Trump dans la « situation room » pour prendre une décision finale
• À lire aussi : Possible accord entre l’Iran et les États-Unis : ce que l’on sait
• À lire aussi : L’Iran attend des « actes » des États-Unis, JD Vance évoque des « progrès »
La réouverture du détroit d’Ormuz et la fin du programme nucléaire iranien semblent être les deux principaux points sur lesquels Washington ne souhaite pas plier.
Certains médias et observateurs mentionnent toutefois que Téhéran pourrait obtenir le déblocage de 24 milliards de dollars d’avoirs gelés à l’étranger, notamment au Qatar.
La moitié de cette somme pourrait être mise à la disposition de Téhéran dès l’annonce du protocole d’accord, affirme l’agence iranienne Isna.
Au total, plus de 100 milliards d’avoirs iraniens seraient gelés à travers la planète.
« Le président Trump est réticent à accepter ça parce que c’est exactement ce qu’il avait critiqué le président Obama d’avoir fait lors de l’accord de 2015, d’avoir donné de l’argent au régime iranien […] parce qu’il avait donc donné accès à ces avoirs gelés à ce moment-là. Donc, il se retrouve à faire exactement ce qu’il reproche au président Obama, c’est-à-dire d’avoir donné de l’argent à un régime honni par les États-Unis », a souligné le spécialiste de la politique étrangère et de la défense à l’UQAM, Justin Massie.
Capture d’écran LCN
Selon ce dernier, Donald Trump voudra, en priorité, prolonger le cessez-le-feu et discuter de l’uranium enrichi par l’Iran. Ce deuxième point semble être d’ailleurs un grand sujet de litige entre Washington et Téhéran.
« Même si on ne trouvait pas d’accord sur l’uranium enrichi, je pense qu’on prolongerait à nouveau et à nouveau ce cessez-le-feu-là pour prolonger les négociations. Sinon, si les États-Unis étaient insatisfaits du comportement de l’Iran et de son manque de volonté, de faire des concessions sur l’enrichissement d’uranium qui peuvent mener à un programme nucléaire, les États-Unis seraient forcés de faire ce qu’ils ne veulent pas : reprendre des frappes de manière importante contre l’Iran pour l’amener à faire ces concessions-là », explique le professeur québécois.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.




