Bilan de fin de saison du Canadien | Émotif, Brendan Gallagher prépare son départ

Désolé, votre navigateur ne supporte pas les vidéos.
Brendan Gallagher s’est mis à parler de son futur, et puis tout d’un coup, c’est l’émotion qui a pris le dessus.
Publié à
11 h 17
Le vétéran a eu besoin de quelques instants pour aller se recueillir et reprendre place devant les micros et caméras, lundi matin à Brossard. Après tout ce temps avec le Canadien, de toute évidence, il y a des souvenirs qui se bousculent dans sa tête, dont celui de sa maman, emportée par le cancer il y a un an.
C’est à elle que le vétéran de 34 ans pensait au moment de parler de son futur immédiat et de verser quelques larmes. Un futur qui n’aura pas lieu à Montréal, de toute évidence.
J’étais en train de penser à quel point les coéquipiers m’ont appuyé à travers tout ça l’an dernier. C’est quelque chose qui va toujours rester avec moi, elle était si fière que je sois un membre du Canadien de Montréal.
Brendan Gallagher, au sujet du départ de sa mère
À plusieurs reprises, Gallagher a évoqué une fin de parcours imminente avec le Canadien, le seul club qu’il ait connu, et le club qui l’a repêché avec un lointain choix de cinquième ronde en 2010.
Il s’est mis à voir des indices à cet effet vers la fin de la saison qui vient de se terminer, en séries également. Il n’a d’ailleurs pas pris part à la deuxième ronde contre Buffalo, et ni à la troisième ronde face à la Caroline.
Ce fut difficile bien sûr… je pensais que je pouvais aider l’équipe, mais je n’ai pas eu cette occasion. Les gars ont bataillé, ils ont tout fait ce qu’ils pouvaient, et je croyais que si on m’en avait donné la chance, j’aurais pu les aider.
Brendan Gallagher
PHOTO CHARLES WILLIAM PELLETIER, ARCHIVES LA PRESSE
Brendan Gallagher en mars dernier
« Je pensais que j’allais jouer (contre les Hurricanes), j’avais hâte d’avoir cette chance. Je suis sûr que j’aurais pu aider, mais je n’ai pas eu cette chance, et c’est correct, j’ai dû accepter cette réalité depuis une petit bout de temps… C’est la décision de l’entraîneur, et pour moi, en tant que joueur, si on m’appelle, je dois être prêt, mais si ce n’est pas le cas, c’est probablement le temps de passer à autre chose. »
À ce sujet, Gallagher a été très clair : il n’est pas du tout question de retraite. Le vétéran ne sait pas combien de temps il lui reste, encore, mais ce qu’il sait, c’est qu’il veut continuer, et puis de toute évidence, ce ne sera pas ici. À Vancouver, peut-être, dans son coin de pays ? Il n’est certes pas fermé à cette idée.
Il me reste beaucoup à offrir, je sais que ce n’est pas terminé pour moi… on ne sait jamais ce qu’il reste, mais il m’en reste assez, et je sais qu’ici, cette occasion ne se présentera pas, alors j’ai besoin de me trouver un nouveau domicile, et de faire ce que je fais en tant que joueur.
Brendan Gallagher
« C’est ma décision, mais je suis un peu forcé à la prendre… j’aimerais rester et faire partie de ce groupe, mais la présente situation ici ne changera pas, alors il faut l’accepter. J’ai vu la même chose arriver auparavant à d’autres joueurs, dont Josh Gorges… ce n’est pas mon choix, mais je dois faire ce qui est le mieux pour moi. »
Juraj Slafkovský, lui, affirme avoir beaucoup appris de Gallagher au fil du temps. « J’ai appris que tu peux rentrer tête première partout, a répondu le joueur slovaque. C’est sa façon de travailler au quotidien, à quel point il travaille fort pour le logo. Il ne pense jamais à lui-même, il pense toujours à l’équipe. C’est un des meilleurs gars avec qui je pouvais jouer. »
Puis Brendan Gallagher a quitté le vestiaire la tête haute, en remerciant un peu tout le monde, pour ce qui ressemble très certainement à une dernière fois.
« Les partisans ont accepté ce que je suis en tant que joueur, a-t-il ajouté. J’ai essayé de tout donner chaque soir… »




