Coupe du monde | La Maison-Blanche justifie l’exclusion d’un arbitre somalien et de responsables iraniens

(Washington) Le patron de l’équipe de la Maison-Blanche chargée de l’organisation de la Coupe du monde de soccer, Andrew Giuliani, a assuré mardi que le refoulement d’un arbitre somalien et le refus de visas à des responsables de la sélection iranienne étaient motivés par « de bonnes raisons ».
L’arbitre somalien Omar Artan, bien que titulaire d’un visa d’entrée aux États-Unis, a été refoulé samedi à son arrivée, la FIFA ayant ensuite annoncé qu’il n’officierait pas durant la compétition.
« Jusqu’à présent, 35 équipes ont pu entrer aux États-Unis. Aucun joueur ni entraîneur ne s’est vu interdire l’accès », a déclaré M. Giuliani lors d’une discussion organisée par le groupe de réflexion Atlantic Council à Washington.
« Il y a eu des responsables qui se sont vu interdire l’entrée et pour de bonnes raisons », a-t-il affirmé, évoquant la nécessité d’empêcher « des acteurs malveillants de venir dans le pays sous couvert de la Coupe du monde » de football, qui débute jeudi.
Problèmes de « vérification de ses antécédents »
« Il y a eu un arbitre qui n’a pas été admis. Je ne peux pas entrer dans les détails mais ce que je peux vous dire, c’est que c’était pour une très bonne raison », a assuré le responsable de la Maison-Blanche, faisant état de discussions avec le ministre de la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, et le chef de la police aux frontières (CBP).
La CBP a justifié le refoulement d’Omar Artan, qui a notamment arbitré en Coupe d’Afrique des nation (CAN), par des « problèmes liés à la vérification de ses antécédents ».
Un responsable du département d’État américain a cependant déclaré mardi soir à l’AFP que l’arbitre était « lié à des personnes soupçonnées d’appartenir à des organisations terroristes », ce qui « rendait le voyageur inéligible à l’entrée » sur le sol américain.
De leur côté, une quinzaine de membres de l’encadrement de la sélection iranienne se sont vu refuser des visas américains.
« Tout le personnel d’entraînement de l’équipe iranienne peut entrer. Il y a des responsables iraniens qui ne peuvent pas entrer, là encore pour de très bonnes raisons », a ajouté M. Giuliani, sans autre précision.
« Comme vous pouvez l’imaginer, il y a des gens qui prétendent être des entraîneurs mais ne le sont peut-être pas », a-t-il poursuivi, évoquant notamment la possible présence parmi eux de personnes « travaillant directement avec les Gardiens de la Révolution », l’armée idéologique de la République islamique.
Les incertitudes quant à l’obtention des visas américains à cause du conflit en cours au Moyen-Orient ont forcé la sélection iranienne à relocaliser son camp de base de Tucson (Arizona) à Tijuana, au Mexique, bien qu’elle joue ses trois rencontres de groupe aux États-Unis.




