Optique Laporte à Audierne, une vision familiale depuis 1975

C’est l’un des plus anciens commerces d’Audierne, fait remarquer Philippe Laporte. Installé quai Jean-Jaurès, à Audierne, depuis 32 ans, Optique Laporte a célébré ses 50 ans d’existence, samedi 13 juin 2026.
À l’origine, le commerce était situé dans la rue Danton, qui concentrait à l’époque de nombreuses boutiques. Une telle longévité n’est pas banale. Cela nous a permis de voir l’évolution de la lunetterie », souligne le gérant, qui travaille aux côtés de sa sœur Françoise.
1975, naissance de l’entreprise
Leurs parents, Michelle et Jean-Paul Laporte, ont créé l’entreprise en 1975. Notre mère, qui est décédée il y a deux ans, était originaire d’Audierne et notre père est aveyronnais. Ils se sont rencontrés à Paris dans le cadre de leurs études et se sont installés ici, juste après.
Philippe Laporte se souvient : À l’origine, le magasin était situé dans la maison au rez-de-chaussée. Dans les années 1970, il y avait une vingtaine de commerces dans la rue double mais à la fin des années 1980, le nombre de commerces a diminué et la plupart des boutiques se sont installées autour du port. En nous déplaçant sur les quais, on a gagné en visibilité et l’activité a pu perdurer.
Biologiste de formation, Philippe Laporte a exercé dix ans dans le domaine de la recherche. Revenu à Audierne lors d’un congé sabbatique, il décide d’accepter la proposition faite par ses parents de reprendre le commerce et rejoint ainsi sa sœur en 2013.
« J’ai appris sur le tas »
J’ai appris sur le tas. Avec Françoise, on se répartit les tâches : je m’occupe de la partie plus artisanale, plus technique, comme la taille des verres, tandis que ma sœur gère les tâches administratives. La vente, c’est nous deux.
Optique Laporte mise sur des produits de qualité, fabriqués en grande partie en France ou en Europe. Pour nous, ça n’a pas de sens d’acheter des produits qui viennent de très loin, on préfère soutenir un emploi plus local. Ça coûte plus cher, mais pas tant que ça. Nous sommes des opticiens indépendants, ça nous permet de conserver une certaine liberté et c’est quelque chose qui nous tient à cœur.
Depuis un an ou deux, les commerçants observent une certaine tendance : Les gens repoussent leurs achats, ils attendent que leurs lunettes soient très abîmées pour en acheter d’autres.
Le commerce ne sera pas repris par la troisième génération, mais frère et sœur aimeraient que les futurs repreneurs en gardent le nom, fort connu dans le secteur.



