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CAN 2025. « Nous perdons 1h30 dans le bus » : le sélectionneur de l’Afrique du Sud démonte encore l’organisation

Hugo Broos n’adhère guère à l’organisation de cette 35e Coupe d’Afrique des nations par le Maroc. Et le fait savoir, presque, à chaque conférence de presse. Après avoir critiqué l’ambiance dans le pays et la sécurité aux abords des stades, le sélectionneur de l’Afrique du Sud a fustigé, ce samedi 3 janvier 2026, les temps de trajets entre l’hôtel où résident, depuis la fin de la première phase, les Bafana bafana et leur nouveau terrain d’entraînement, le complexe Mohammed VI. Le tout à la veille de défier le Cameroun, son ancienne sélection, en huitièmes de finale, au stade Al Medina de Rabat (20h).

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« Premièrement, je suis mécontent de notre quotidien, a lancé l’ancien international des Diables rouges, pour ouvrir la conférence de presse. Nous mettons 45 minutes pour se rendre de notre lieu de résidence au terrain d’entraînement. Hier (vendredi), nous avons perdu 3 heures : 45 minutes de conduite, une 1h15 d’entraînement et encore 45 minutes de conduite… » Du temps perdu pour l’ancien sélectionneur des Lions indomptables, qui y voit de la malveillance du pays hôte que le vainqueur du 8e de finale affrontera en quarts de finale, sans aller jusqu’à parler d’espionnage. Mais presque. « Ça ne me rend pas heureux, d’autant plus que d’après mes informations, le Cameroun et nous, nous devons nous entraîner dans le camp de base du Maroc, notre futur adversaire, pointe-t-il. Je ne comprends pas que la CAN accepte ça. »

« Je pense qu’il y a des terrains plus proches »

Relancé par les journalistes, Hugo Broos n’est pas allé plus loin dans les insinuations, insistant de nouveau sur les temps de trajet entre leur hôtel et ces terrains d’entraînements situés à l’extérieur de Rabat. « Je pense que lors d’un tournoi comme la CAN, il doit y avoir des terrains plus proches que ceux à 45 minutes. Ce qui implique de perdre 1h30 dans le bus au lieu de s’entraîner. Ça ne m’est jamais arrivé. J’ai été au Gabon et en Côte d’Ivoire, je n’ai jamais eu à conduire plus que 15/20 minutes… »

Hugo Broos s’est ensuite attelé a refusé tout esprit de revanche entre lui et le Cameroun, la sélection qu’il avait porté au titre en 2017, au Gabon, avant d’être remercié moins d’un an plus tard, après avoir échoué à qualifier les Lions indomptables pour la Coupe du monde 2018. « Demain, c’est un match entre l’Afrique du Sud et le Cameroun, pas entre Hugo Boss et le Cameroun, a évacué l’expérimenté technicien, qualifiant le Cameroun de « très bonne équipe, jeune, battante, avec une bonne mentalité. Demain, nous devrons être à notre meilleur niveau pour les battre ».

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Si l’Afrique du Sud et le Cameroun ont tous deux terminé deuxièmes de leur groupe, ce qui laisse envisager une confrontation équilibrée, l’historique entre les deux nations est à l’avantage des Bafana bafana, les Lions indomptables n’ayant plus battu ces derniers depuis un amical en juillet 1992. « Ce qui s’est passé ne compte plus », a répondu Hugo Broos, qui a tout de même bien tourné la page de son ancienne sélection. « Ce n’est pas parce que c’est un match spécial pour moi que je vais faire des cadeaux au Cameroun, a-t-il prévenu. Pas de pitié demain, pas de sentiment, vous pouvez en être sûr… Je suis l’entraîneur de l’Afrique du Sud et je veux gagner ce match. » Peu importent les temps de trajet.

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