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Distributeur alimentaire | Colabor se protège de ses créanciers

Le distributeur et grossiste alimentaire de Saint-Bruno Colabor se tourne vers les tribunaux pour demander la protection contre ses créanciers de façon à mener un processus officiel de vente en affirmant avoir reçu une proposition d’achat.


Publié à
9 h 36

Mis à jour à
10 h 27

Colabor soutient dans un document juridique obtenu par La Presse avoir déjà reçu des indications d’intérêt de la part d’investisseurs potentiels et affirme avoir obtenu une lettre d’intention concernant une offre d’achat de la part d’un acheteur intéressé. « Les discussions sont toujours en cours », est-il souligné.

Colabor doit demander jeudi à la Cour supérieure du Québec de rendre une ordonnance en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.

L’entreprise cherche notamment à faire approuver un processus officiel de vente et de sollicitation d’investissements afin de donner aux parties intéressées l’occasion de soumettre des propositions permettant de déterminer la meilleure transaction possible.

La demande d’ordonnance vise aussi à faire suspendre les réclamations des créanciers et l’exercice de certains droits contractuels, ainsi qu’à faire approuver un financement temporaire devant être accordé par des banques afin de financer le processus de vente et les activités de Colabor pendant sa restructuration.

La négociation des actions de Colabor à la Bourse de Toronto est interrompue. L’action vaut actuellement 4 cents, l’équivalent d’une capitalisation boursière de 4 millions.

Colabor valait une centaine de millions en Bourse au moment de la détection d’une brèche de sécurité informatique en juillet dernier.

Colabor attribue ses problèmes financiers à plusieurs éléments, notamment au ralentissement des marchés de la restauration et du détail dans les dernières années et à un contexte macroéconomique difficile, lit-on dans un document déposé devant les tribunaux.

La santé financière de Colabor a également été affectée par l’échéance en 2024 d’une de ses ententes avec un client institutionnel gouvernemental qui représentait plus de 12 % des revenus de Colabor pour l’exercice 2024, est-il précisé.

« Bien que l’entente fût renouvelée, les conditions économiques prévalant sur le marché à ce moment étaient nettement moins avantageuses pour Colabor, de sorte que sa marge de profits a été substantiellement réduite. »

Il est aussi souligné qu’en juin dernier, quelques semaines avant que les activités soient perturbées par une cyberattaque, l’entreprise a augmenté son endettement afin de financer l’acquisition des actifs liés aux activités de distribution alimentaire d’Alimplus.

Le départ de l’ex-PDG Louis Frenette a été annoncé à l’automne dans la foulée de l’incident de cybersécurité ayant affecté de façon importante l’approvisionnement des clients restaurateurs durant la période achalandée des vacances de la construction cet été.

À court de liquidités, l’entreprise n’a pas été en mesure de satisfaire aux exigences permettant le refinancement de ses facilités de crédit et l’obtention de capitaux.

Colabor a fait le saut en Bourse en 2005 et est actif dans plusieurs régions du Québec, incluant une partie de la Côte-Nord et de la Basse-Côte-Nord, et du Nouveau-Brunswick.

L’entreprise a été fondée au Québec en 1962 par 37 distributeurs formant une coopérative d’achat pour acquérir des produits de confiserie en plus grandes quantités.

Au fil des années, Colabor s’est positionné au Québec et dans les provinces atlantiques en distribution et vente en gros dans les créneaux de l’hôtellerie, de la restauration, des marchés institutionnels et du marché du détail de nombreux produits, incluant des produits secs, des produits de beauté et de soins, des produits réfrigérés, des aliments surgelés et d’autres produits alimentaires, produits liés à l’alimentation et produits non alimentaires.

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