Arnaud Denis, comédien de 42 ans, veut se faire euthanasier en Belgique après une opération qui a tourné au cauchemar

Arnaud Denis dans « La Pèlerine écossaise » au Théâtre Daunou, à Paris, le 25 septembre 2014.
Sa décision est prise. Il ira mourir en Belgique. Le comédien et metteur en scène de théâtre Arnaud Denis, 42 ans, veut en finir avec la dégradation physique et les souffrances atroces qui l’empêchent de vivre depuis qu’il a été opéré, en juillet 2023, d’une hernie inguinale (une grosseur dans la région de l’aine, liée au passage le plus souvent d’une partie de l’intestin à travers la paroi abdominale), et qu’il s’est fait poser un implant.
« Je ne peux plus sortir de chez moi. Je n’ai plus de vie sociale. Je n’ai plus de vie du tout. Je n’ai plus rien de ce qui constitue la dignité d’un homme. Et c’est de pire en pire. (…) Les médecins n’ont plus rien à me proposer », a-t-il confié à nos confrères de l’Est républicain, mardi 6 janvier, leur annonçant aussi son intention de mourir.
Pour traiter ce type de pathologie, l’opération consiste à insérer une prothèse en matière synthétique pour renforcer la paroi. Chez l’adulte, cette technique s’est substituée à la chirurgie avec suture et est devenue au fil des années le standard mondial. « L’intérêt de l’utilisation de ce dispositif médical implantable est la réduction du risque de récidive de la hernie », explique la Société française de chirurgie digestive. Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), chaque année, quelque 200 000 implants de renforts pariétaux sont posés chez des patients.
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