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Divorce entre millionnaires | Une maison de 12 millions et une villa à Saint-Tropez relancent les hostilités

Un divorce acrimonieux opposant un couple de riches homme et femme d’affaires a repris cette semaine, après que Madame eut découvert que Monsieur lui avait dissimulé l’acquisition d’une villa de 26 millions à Saint-Tropez ainsi que l’achat d’une résidence de 12 millions qu’il avait acquise au Québec par l’entremise d’un prête-nom.


Publié à
5 h 00

« Il ne fait aucun doute que les nouveaux éléments pourraient affecter la crédibilité de Monsieur, particulièrement à l’égard des réclamations de Madame relativement à la pension alimentaire des enfants », souligne le juge Bernard Jolin, dans une décision ordonnant la réouverture de la preuve, quatre mois après l’avoir mise en délibéré.

La Presse avait assisté à une partie de ce procès hors norme, au début de 2025, surnommant les deux parties Cédric et Mona. La loi nous interdit de révéler leur identité.

Mona réclame 297 millions à Cédric pour « enrichissement injustifié ». Elle prétend avoir joué un rôle important dans la croissance de l’entreprise de Cédric pendant leur union. Ce dernier affirme, au contraire, qu’elle a été généreusement rémunérée pour ses services.

Pas moins de 40 témoins ont défilé devant le juge pendant les 25 jours d’audience tenus au début de 2025. Avant même le début du procès, les procédures avaient fait l’objet de 18 décisions intérimaires. Le juge Bernard Synott avait qualifié les procédures de « guérilla judiciaire à grands frais à laquelle Monsieur a allégrement participé » en 2024.

Mona dénonce un « subterfuge »

Mona a demandé la réouverture de la preuve en août dernier après avoir découvert que Cédric avait fait l’acquisition de la luxueuse résidence au prix de 12 millions à quelques semaines du début prévu de leur procès en divorce.

C’est le vice-président du conseil d’administration de l’entreprise de Cédric qui est officiellement inscrit comme acheteur de la maison, mais dans les faits, c’est Cédric qui en est le propriétaire grâce à un mécanisme de prête-nom, a-t-il admis devant le Tribunal.

Cédric a soutenu qu’il a utilisé ce mécanisme pour des « raisons de sécurité » et de « confidentialité ». La résidence a été achetée comptant, sans emprunt hypothécaire. « C’était un investissement et j’avais l’intention d’y emménager », a-t-il affirmé. Une décoratrice a été embauchée à cet effet, les planchers de marbre ont été polis, mais le déménagement n’a finalement jamais eu lieu. Le projet est demeuré « sur la glace », selon une personne au fait du dossier qui est venue témoigner.

L’achat de la luxueuse maison n’avait jamais été mentionné par Cédric lors du procès en divorce, même lorsqu’il a été interrogé par une des avocates de Mona spécifiquement au sujet des propriétés qu’il possède à travers le monde.

Mona allègue que l’utilisation d’un prête-nom par Cédric est un « subterfuge » pour la tenir dans l’ignorance et cacher de façon « trompeuse et malhonnête » un train de vie beaucoup plus élevé qu’il l’a prétendu pendant le procès.

Aucune autre de ses nombreuses propriétés à travers le monde n’a été achetée avec un prête-nom par le passé, selon la preuve présentée en cour.

Ce n’est que lorsque les avocats de Mona ont commencé des démarches pour faire rouvrir la preuve qu’ils ont appris que Cédric avait aussi acquis en 2024, juste avant le début du procès en divorce, une villa de 26 millions à Saint-Tropez. Cette résidence a aussi été achetée au moyen d’un autre mécanisme complexe masquant l’identité de Cédric de la transaction.

Cédric a reconnu avoir passé des vacances en famille à cette villa.

Un « point mineur », dit le camp de Cédric

L’avocate principale de Cédric plaide que la valeur de ces deux propriétés est un « point mineur » dans l’ensemble des procédures de divorce, qui ont pris des « proportions obscènes » avec la réouverture de la preuve par le juge Jolin.

Ces nouvelles informations sont cependant « susceptibles d’avoir une influence déterminante » sur la décision de la Cour au sujet de la pension alimentaire des enfants, « sans compter son impact sur l’appréciation par le Tribunal de la crédibilité et de la bonne foi procédurale de Monsieur », a affirmé le juge Jolin dans sa décision ordonnant la réouverture de la preuve, un geste rare.

Lors de son témoignage au début de 2025, Cédric avait soutenu avoir toujours eu un « train de vie normal », fournissant des photos d’une résidence « ordinaire » qui n’est « pas une maison de milliardaire », avait-il témoigné. Il s’est décrit comme un adepte de la « simplicité volontaire ».

Les avocates de Cédric ont aussi plaidé au début du procès que Mona, qui réclame 45 000 $ par mois pour la pension alimentaire des enfants du couple, a présenté un budget « déraisonnable et excessif » qui « dépeint un train de vie qui ne correspond pas à la réalité ni aux valeurs [que Cédric] souhaite transmettre à ses enfants ».

La nouvelle preuve a été mise en délibéré par le juge Jolin, qui doit rendre son jugement sur l’ensemble du divorce au printemps prochain.

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