Bruno Blanchet partage les coulisses de son voyage aux Maldives avec Guy Jodoin

On les a d’abord connus comme collègues de la première heure à l’époque de N’ajustez pas votre sécheuse et grâce à leurs innombrables sketchs comiques au petit écran. Cette fois, on retrouve Bruno Blanchet et Guy Jodoin, sans personnages, en voyage aux Maldives, dans le cadre de l’émission Partir autrement entre amis, diffusée à TV5. Bruno Blanchet nous raconte leur séjour mémorable.
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Bruno, comment s’est concrétisée l’idée de partir avec Guy Jodoin pour Partir autrement entre amis?
La production a d’abord lancé l’idée que Guy et moi pourrions voyager ensemble. Comme il est très occupé, il a fallu plusieurs mois pour trouver un moment qui nous convenait à tous les deux; ça a dû prendre un an et demi à organiser ça. Comme je vis en Asie (en Thaïlande), on me proposait des destinations en Amérique du Sud, mais je trouvais ça bien loin. Je cherchais plutôt un endroit où nous n’étions jamais allés, une place étonnante en termes de tourisme durable. Les Maldives ne sont pas spontanément associées à cela – on pense surtout au tourisme de luxe. J’avais envie de me gâter… et de gâter Guy. J’ai lancé cette suggestion en pensant que ça ne fonctionnerait pas, mais j’ai découvert qu’on y trouvait bel et bien des initiatives de tourisme responsable. Et finalement, l’accueil sur place a été exceptionnel: hospitalité, générosité… on s’est fait gâter, ç’a été extraordinaire.
Comment s’est passée votre expérience sur place?
On s’est tellement amusés! C’était la première fois que Guy et moi vivions quelque chose d’aussi long ensemble, sans personnages, ni textes. Même si nous avions préalablement une recherche et un plan de tournage vraiment impeccables. C’est ce qui nous permettait de se sentir encore plus à l’aise de s’amuser, sachant qu’on avait du beau et bon contenu garanti. Nous étions donc deux amis vivant des situations, s’amusant avec la réalité. Comme on a tellement de fun à jouer ensemble avec des textes et personnages, on a transposé ce plaisir dans la vraie vie. On a aussi appris à mieux se connaître, puisqu’il s’agissait de notre premier voyage commun.
Julia Kozak
«On regardait des tortues, raies et requins au pied de notre escalier», affirme Bruno Blanchet en parlant des endroits auxquels ils étaient logés durant leur séjour.
Qu’avez-vous appris l’un sur l’autre?
On s’est rendu compte qu’on était pas mal sur la même planète: on n’est pas compliqués, on mange de tout, on est capables de se lever tôt, on prend tous les transports, etc. Mais, on a quand même chacun nos bibittes. On a affronté chacun des grandes peurs. Moi, je suis claustrophobe. Guy, il ne plonge pas. Et pourtant, on a repoussé nos limites: je suis descendu dans un sous-marin. Je n’étais pas bien! (rires) Et Guy a plongé avec des requins. On est allés plus loin que ce qu’on aurait imaginé.
Vous avez donc découvert des nouvelles facettes de vous…
Nous nous connaissions déjà bien, mais ça faisait longtemps que nous ne nous étions pas vus. Et on se revoit dans un contexte de voyage, en plus. J’ai cette espèce de côté plus bohème, qui veut tout essayer en même temps, tandis que Guy est plus cartésien et organisé. Nos deux énergies se sont donc bien conjuguées finalement. On se laissait de l’air. L’un prenait la rondelle et scorait un but, et après, on remettait la rondelle au centre de la glace. On n’a pas besoin d’être celui qui a le punch à la fin. Ça a créé un bel équilibre. Tu te lèves le matin et tu ne sais pas ce qui va arriver, c’est le fun!
Julia Kozak
Claustrophobe, Bruno Blanchet a repoussé ses limites et a descendu à bord d’un sous-marin. «Et Guy Jodoin m’a fait chanter bonne fête par tout le monde dans le sous-marin.»
Tu mentionnes que l’accueil sur place a été exceptionnel. Qu’est-ce qui t’a particulièrement marqué?
On a découvert un pays surprenant, d’un accueil extraordinaire. Comme notre séjour se déroulait pendant le ramadan, les gens étaient plus occupés, avaient parfois moins d’énergie, mais ils étaient toujours accueillants. Guy et moi avons choisi de vivre l’expérience avec eux: on a fait le jeûne. Chaque fois qu’il y avait une proposition comme celle-ci, quelque chose de nouveau, on y allait. On disait oui à des choses qu’on n’avait jamais faites. Ça va donner de la belle télé, simple, mais en même temps, un peu absurde, parce que lorsqu’on nous lâche lousse, on ne sait pas jusqu’où ça va aller… (rires)
Quelles activités avez-vous réalisées?
On a planté un corail en fixant des coraux sur une grande structure métallique qu’on a ensuite déposée sous l’eau. On a couru avec un club de course d’élite à Malé, une ville complètement à plat. On a fait deux vols en hydravion avec des images extraordinaires. On a visité des marchés de poissons. On a été reçus par une belle et grande famille, qui nous a appris à préparer un plat traditionnel, le mashuni, un mélange simple mais délicieux de thon, de noix de coco fraîche, d’oignon et de lime. On a plongé parmi des requins-nourrices et on a exploré une épave pleine de poissons magnifiques. On a aussi discuté avec le maire d’un petit village des enjeux de l’érosion, un sujet crucial pour un des pays les plus plats au monde et la mer qui monte. Et bien sûr, on s’est amusés dans un village traditionnel, en improvisant avec quelques décors et costumes — du Guy et Bruno tout craché! Finalement, on a participé à un concours de ramassage de déchets, mais pas n’importe lesquels: des objets qui ne se décomposeront jamais. Guy, qui est compétitif, et moi ne partions pas avec la même idée du jeu. Le résultat est très drôle!
Julia Kozak
Ils ont planté un corail en fixant des coraux sur une grande structure métallique qui a ensuite déposée sous l’eau.
Les Maldives sont reconnues pour leur paysage. Qu’en retenez-vous?
C’est d’une beauté inouïe! Les paysages étaient spectaculaires et nos chambres étaient sur des pilotis. On pouvait observer des tortues, des raies et des requins au pied de notre escalier. Je crois que les deux épisodes donneront envie de voyager avec un ami — et de rêver, car les Maldives, c’est vraiment un décor de rêve. Je félicite aussi ceux qui ont des entreprises et initiatives de tourisme durable pour conserver le récif intact. C’est leur richesse, ça les nourrit et ça les enrichit. Le problème d’environnement est tellement évident chez eux, ce sont des petites îles qui rétrécissent. Ç’a été une joie de découvrir ces initiatives dans ce pays. La population vit au rythme de la nature. Ce voyage a été d’une grande douceur! Là-bas, on vit à perte d’horizon, car c’est une surface tellement plane. Tu vois toute ta journée; il n’y a rien qui la cache.
Finalement, qu’avez-vous envie que les gens retiennent en écoutant l’émission?
Je souhaite que les gens voient ce show-là, car c’est un beau voyage et une belle folie qu’on vit ensemble, encore une fois. J’espère que, pour Guy et moi, il restera quelque chose qui nous permettra de vivre des moments comme ceux-là. Pour moi, ça a ouvert une porte de garage et il y a bien des camions de pompiers, là-dedans. Je serais content que ça se reproduise.




