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Mikaël Kingsbury écrit l’histoire en Coupe du monde de ski acrobatique à Val Saint-Côme: CENT-sationnel

SAINT-CÔME | C’est fait. Le plus grand skieur acrobatique de tous les temps, Mikaël Kingsbury, a fracassé avec panache la barre des 100 victoires en carrière sur le circuit de la Coupe du monde, par une soirée sous la pluie à la station Val Saint-Côme, vendredi, dans Lanaudière. Il a écrit l’histoire devant sa famille, ses amis et la foule québécoise.

«C’est incroyable. Je n’ai pas de mots. Je suis tellement content, a réagi à chaud Kingsbury en remerciant son équipe et la foule. J’ai moins de pression sur les épaules en route vers les Jeux.»

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Blessé à l’aine à entraînement à la fin de l’été, le «Roi des bosses» ne visait pourtant pas coûte que coûte cette victoire à ce qui pourrait très bien être sa dernière descente en Coupe du monde en sol québécois.


Mikaël Kingsbury a levé ses skis en l’air en guise de satisfaction.


Photo fournie par Bernard Brault

Arrêté à 99 victoires depuis la mi-mars lors de la dernière épreuve de la saison 2025, il n’avait pas pris part à la finale de la première compétition cette saison, en Finlande il y a un mois. Il avait alors ressenti de la douleur et s’était retiré par mesure préventive.


Mikaël Kingsbury a remporté sa 100e victoire en Coupe du monde de bosses, vendredi soir, devant les siens à la station de ski Val Saint-Côme, dans Lanaudière.


Photo fournie par Bernard Brault

Les deux escales suivantes du circuit ont ensuite été annulées.

Ce week-end, il mettait toute son énergie sur le simple. La météo a fait des siennes en chamboulant le déroulement de la compétition. Après les qualifications, les officiels ont décidé d’arrêter l’épreuve masculine à la finale en ne présentant pas la super-finale réunissant les six meilleurs skieurs comme à l’habitude.


Mikaël Kingsbury en action vendredi soir à la station Val Saint-Côme.


Photo fournie par Bernard Brault

Avec papa, maman et fiston

Kingsbury a donc mis le paquet et la pédale au plancher. Il a offert une spectaculaire descente sans faille avec deux sauts frôlant la perfection. Le poing serré en croisant le fil d’arrivée, le «King» était heureux. Sa victoire a ensuite été officialisée, provoquant l’hystérie dans la foule.

Le vainqueur et plus prolifique skieur en ski acrobatique a sauté dans les bras de ses deux amis ayant terminé avec lui sur le podium, Matt Graham et Nick Page, et a ensuite célébré en lançant ses skis sous les applaudissements.


Mikaël Kingsbury en compagnie de sa mère, Julie Thibodeau, et de son père, Robert Kingsbury.


Photo fournie par Bernard Brault

Une fois sur le podium, c’est sa mère, Julie, et son père, Robert, qui ont enfilé la médaille d’or à son cou. Il a ensuite saisi son fils, Henrik, au moment d’écouter l’hymne national.

Son entraîneur, Michel Hamelin, lui a remis le dossard jaune du meneur du classement de la FIS avec la mention de ses 100 victoires.

Au total, en carrière, notons qu’il s’agit de sa 110e victoire en comptant les Jeux olympiques et la Coupe du monde.


Mikaël Kingsbury s’est pris la tête à deux mains en réalisant qu’il venait de gagner, vendredi.


Photo fournie par Bernard Brault

Journée particulière

Elliot Vaillancourt a attendu deux longues heures au sommet de la piste en espérant pouvoir prendre le départ. Ce n’était pas la pluie, parfois forte, qui empêchait les hommes de s’élancer, mais l’épais brouillard qui ne parvenait pas à se dissiper. Mais peu avant 19h, les officiels ont donné le feu vert.

Quatrième à prendre le départ, le grand gaillard a offert une bonne et propre performance. Ce ne fut pas suffisant pour percer le top 16 malgré les chutes de quelques grosses pointures, dont le Français Benjamin Cavet et le Suédois Filip Gravenfors.

«Je suis très content de ma descente. Je n’ai pas offert ma meilleure exécution sur le saut du haut. J’ai hésité sur la manœuvre avec les conditions. On a découvert la piste au fil de la descente.»

Ce ne fut toutefois pas suffisant pour qu’il se faufile dans le top 16 avec son score de 73,34 points à égalité avec un Japonais. Le skieur de 26 ans a terminé au 17e rang en améliorant ses performances par rapport à celles enregistrées à Ruka, en Finlande il y a un mois.

Schwinghammer déçue

La déception était perceptible sur le visage de la meilleure skieuse canadienne et championne en titre de l’épreuve en simple, Maïa Schwinghammer. Déjouée par dame Nature, la native de Saskatoon a terminé au 6e rang puisque les officiels ont décidé d’arrêter l’épreuve féminine après la qualification en raison des conditions météo.

«C’est triste, parce que je n’ai pas de deuxième descente à effectuer. Avoir su que l’épreuve serait arrêtée, j’aurais mis le paquet. En croisant le fil d’arrivée, je savais que je pouvais faire mieux, mais en descendant à 80% ou 90% de mes capacités, c’était suffisant pour passer en finale.

«Mon entraîneur m’a dit que j’avais fait le travail et qu’on se reverrait en soirée, a-t-elle raconté, la mine basse. Je n’ai pas eu cette chance avec la météo.»

Par un temps de canard avec la pluie, en espérant que le brouillard se dissipe à l’heure du souper, les officiels ont décidé d’officialiser la séance de qualifications en la rendant finale. C’était pour permettre aux hommes de s’élancer, aussi en qualifications, et de pouvoir engranger de précieux points pour les Jeux olympiques.

Ainsi, l’Australienne Jakara Anthony a remporté l’épreuve, suivi des Américaines Tess Johnson et Olivia Giaccio. La Québécoise Laurianne Desmarais-Gilbert a pris le 24e rang.

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