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Pas question de sous-estimer les Goldeneyes

QUÉBEC — Au moment où les Goldeneyes de Vancouver et le Torrent de Seattle commençaient à confectionner leur formation respective dans le cadre de l’expansion de la Ligue professionnelle de hockey féminin le printemps dernier, bien des observateurs voyaient ces deux nouveaux clubs se détacher rapidement du peloton en 2025-2026. Finalement, c’est loin d’être le cas.

En fait, les Goldeneyes (3-1-1-6 – 12 points) occupaient, samedi après-midi, une position familière pour un club d’expansion dans l’histoire du sport — la dernière — à 24 heures de leur rendez-vous avec la Victoire de Montréal (3-2-0-4 – 13 points), dimanche après-midi au Centre Vidéotron de Québec.

L’objectif des Goldeneyes sera de quitter les bas-fonds du classement de la LPHF et de doubler le Torrent, qui pointe au septième rang.

En fait, avec une victoire en temps réglementaire, les Goldeneyes passeront aussi devant la formation montréalaise.

Au sein de la Victoire, il n’y a aucune chance que l’on prenne les Goldeneyes à la légère.

« Nous n’en sommes qu’au tiers de la saison, mais en même temps, vous avez une équipe qui n’avait aucun repère avant, contrairement aux six formations originales où existait déjà une camaraderie », a souligné la défenseuse Erin Ambrose, de la Victoire, samedi après-midi.

« Je ne pense pas que les Goldeneyes vont rester longtemps au bas du classement, car leur talent offensif est probablement sans égal dans cette ligue », a-t-elle ajouté.

Autre détail qu’a souligné Ambrose; les Goldeneyes sont arrivées à Québec au lendemain d’une défaite contre la Charge d’Ottawa.

« Elles seront affamées », a déclaré Ambrose.

Quand elle parle de repères, Ambrose fait allusion à la fameuse chimie au sein d’une équipe. Dans le cas des Goldeneyes, le processus ne semble pas terminé.

« Il n’y avait rien de construit auparavant, contrairement aux autres équipes qui ont leurs vétéranes depuis deux ou trois ans », a souligné l’attaquante Abby Boreen, l’une des deux joueuses des Goldeneyes qui évoluaient avec la Victoire la saison dernière, avec Jennifer Gardiner.

« Vous avez donc ce noyau dur, et nous ne l’avons pas encore, mais cela ne discrédite en rien les autres équipes. C’est ‘cool’ de construire à partir de zéro et de gravir les échelons. Il y a encore des choses que nous devons améliorer et continuer à développer, mais nous faisons de notre mieux pour y remédier chaque fois », a ajouté Boreen.

Aux yeux de Gardiner, la saison est encore jeune et le passé a permis de découvrir que la lutte pour les séries éliminatoires dans la LPHF s’étire jusqu’à la toute fin du calendrier.

« Dans cette ligue en particulier, comme lors des saisons précédentes, ce n’est qu’au dernier match de la saison que l’on saura qui participera aux éliminatoires. Nous faisons donc confiance au processus », a souligné Gardiner.

L’absence d’une joueuse du calibre de Sarah Nurse, blessée au haut du corps depuis le tout premier match de la saison, n’aide pas la cause des Goldeneyes.

« Je pense qu’une fois que nous aurons trouvé notre rythme et que nous aurons récupéré une joueuse comme ‘Nersi’ dans la formation, cela allégera beaucoup la pression et le stress. Et oui, je pense que nous allons connaître beaucoup de succès une fois que nous aurons commencé à comprendre comment chacune d’entre nous joue. »

Il s’agira du deuxième match entre les deux clubs cette saison. Le 20 décembre dernier, à Vancouver, la Victoire avait signé un gain de 4-2 dans une rencontre où la gardienne de but Sandra Abstreiter avait inscrit sa première victoire dans l’uniforme montréalais.

L’attaquante Dara Greig s’était également mise en évidence avec une récolte d’un but et d’une aide.

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