Îles Canaries : un homme tente d’embarquer à l’aéroport avec sa femme décédée

Pris sur le fait, l’homme s’est aussitôt dédouané. De ses dires, son épouse serait décédée quelques heures plus tôt, à l’intérieur du même aéroport. L’autopsie du cadavre a conclu à une mort naturelle.
Scène macabre dans les Canaries. Ce mardi, le journal canarien, Diario de Avisos, raconte le triste sort d’une femme de 75 ans, emmenée morte à l’aéroport de Tenerife Sud. Son mari, un octogénaire, a tâché de la faire passer pour vivante, à bord d’un fauteuil roulant. Mise en scène qui a fonctionné dans un premier temps, avant qu’un agent ne remarque l’inconscience de la femme lors d’un contrôle de sécurité.
Témoin de la scène, un employé aéroportuaire a donné plus de détails au journal. « L’agent de sécurité», se souvient-il, «s’est approché de la femme (…). En lui prenant la main, elle a remarqué qu’elle avait une température anormalement basse et qu’elle ne respirait plus. L’agent a immédiatement alerté son supérieur. En quelques minutes, le protocole d’urgence a été déclenché et de nombreux agents de sécurité, des gardes civils et des techniciens de la police scientifique sont arrivés sur les lieux ».
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L’autopsie conclut à une mort naturelle
Pris sur le fait, l’homme s’est aussitôt dédouané. De ses dires, son épouse serait décédée quelques heures plus tôt, à l’intérieur du même aéroport. Une version que confirme l’autopsie du cadavre, selon le journal canarien El Dia . Les analyses de l’Institut de médecine légale n’ont observé sur le corps aucune trace de violence, confirmant même qu’il s’agissait d’une mort naturelle. Au même journal, la Garde Civile a précisé que, sur la foi du résultat des examens médico-légaux, l’homme n’a ni été arrêté, ni poursuivi.
Cette rarissime scène, présente des similitudes avec un autre cas survenu quelques jours plus tôt sur un vol entre Malaga et Londres, où une famille a amené à bord d’un easyJet une femme de 89 ans décédée. Dans ce dernier cas, c’est l’équipage qui, avant le décollage, a constaté que la femme ne présentait aucun signe vital. Selon la compagnie aérienne, la passagère, munie d’un certificat médical l’autorisant à voyager, ne serait décédée qu’au moment de l’embarquement.



