Rues glissantes à Montréal | La Ville prise de court par la météo changeante

Montréal dit avoir été prise de court, jeudi matin, par une « mauvaise combinaison » des conditions météorologiques au « mauvais moment ». Résultat : de nombreuses rues et trottoirs n’ont pas été déblayés ou salés, entraînant pertes de contrôle et sorties de route.
Publié à
10 h 08
« On a d’abord reçu une neige gorgée d’eau cette nuit. Puis, le front froid est arrivé en pleine heure de pointe. Ça fait que nos équipements, et les saleuses en particulier, ont été pris dans le trafic en même temps que la pointe », s’est justifié jeudi le porte-parole administratif de la Ville, Philippe Sabourin.
Il appelle les Montréalais à être « extrêmement prudents » dans leurs déplacements. En début de journée, les boulevards Robert-Bourassa et Pie-IX étaient particulièrement difficiles, tout comme l’avenue De Lorimier à la sortie du pont Jacques-Cartier ou le chemin de la Côte-des-Neiges, dans l’ouest de l’île.
Bon nombre d’autobus et de voitures n’arrivent pas à monter les pentes. La police de Montréal a même été appelée à intervenir dans certains secteurs, afin de contrôler la circulation.
Sur les réseaux sociaux, une vidéo publiée par un internaute jeudi matin montre d’ailleurs plus d’une dizaine de citoyens pousser un autobus pour que celui-ci puisse continuer son chemin sur l’avenue De Lorimier.
Désolé, votre navigateur ne supporte pas les vidéos.
« C’est une mauvaise combinaison au mauvais moment », résume M. Sabourin. « On continue d’être à pied d’œuvre avec nos 1000 équipements sur le terrain et les conditions vont s’améliorer, mais ça prend un certain temps quand des conditions de la sorte sont réunies. On va faire le plus rapidement possible », ajoute-t-il.
Encore beaucoup de travail
À très court terme, le déblaiement et l’épandage de sel se poursuivront au moins jusqu’à vendredi partout sur l’île de Montréal, après quoi une décision sera prise quant à un possible chargement de la neige.
Si une telle opération est décrétée, il s’agira d’un quatrième chargement hivernal depuis le début de la saison. En règle générale, la neige est ramassée dès que des précipitations de l’ordre de 10 à 15 centimètres sont enregistrées, ce qui sera vraisemblablement le cas dans la métropole.
Typiquement, une opération de chargement de la neige coûte un million de dollars par centimètre ramassé, en incluant l’épandage d’abrasif, le déblaiement, le chargement et l’élimination de la neige. Le budget annuel de la Ville de Montréal dégagé pour le déneigement oscille autour de 200 millions.
PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE
Montréal dit avoir été prise de court, jeudi matin, par une « mauvaise combinaison » des conditions météorologiques au « mauvais moment ».
Dans l’intervalle, M. Sabourin invite les citoyens à garer leur voiture à au moins 30 centimètres du trottoir, afin d’aider les cols bleus à accélérer la cadence de l’épandage de sels.
Un peu partout au Québec, la bordée de neige d’une quinzaine de centimètres qui a couvert le sud de la province a provoqué de nombreuses sorties de route. Le Réseau express métropolitain (REM) a quant à lui connu une panne majeure en début de journée. Plusieurs vols ont par ailleurs été reportés ou annulés en raison de la neige à l’aéroport Montréal-Trudeau.
Consultez l’état du service du REM
Consultez l’état du réseau routier
Consultez les prévisions d’Environnement Canada




