Fréchette, LeBel ou Primeau peuvent sauver la CAQ!

Le bilan de M. Legault en reste un inachevé.
Les Labs-écoles, les maternelles 4 ans, les maisons des aînés, les Espaces bleus, le panier bleu, les mini-hôpitaux, les programmes en immigration, les gains avec le fédéral, le salaire des médecins… sans oublier le troisième lien!
Ceci dit, le grand legs de M. Legault, du moins à court terme, aura été d’avoir sorti le Québec du débat sur la souveraineté.
La CAQ, le parti, a été sa réalisation la plus aboutie. En décidant de quitter son poste, M. Legault a eu l’humilité et la lucidité de voir qu’il dirigeait son parti vers la mort.
La CAQ peut maintenant survivre, mais ça ne sera pas facile.
Défis géographiques et politiques
La CAQ n’a plus de base géographique claire, comme le PLQ qui, beau temps, mauvais temps, conserve une vingtaine de sièges à Montréal.
La CAQ était forte partout, elle est maintenant faible partout.
Mais avec les noms qui circulent, la CAQ peut sauver les meubles et s’installer dans le paysage politique.
Le PLQ n’a pas encore une identité claire. Les anglophones et les allophones voudront un chef qui ramène le balancier nationaliste en leur faveur. La CAQ pourrait freiner les possibilités d’avancement.
Au PQ, une partie de l’électorat pensait voter pour PSPP malgré le référendum. Ils pourraient être tentés d’écouter un nouveau chef.
Parce que les électeurs n’écoutaient plus François Legault.
La question sera toutefois de savoir si son successeur traînera le bilan de la CAQ.
Une femme comme chef?
Le prochain chef devra à la fois incarner le nationalisme de Simon Jolin-Barrette, la rationalité économique d’Eric Girard avec le charisme de François Bonnardel et de Bernard Drainville.
Deux ministres se démarquent pour le moment: Sonia LeBel et Christine Fréchette.
Elles ne sont pas associées aux décisions les plus controversées du gouvernement Legault. Elles ont de l’expérience de gestion.
Encore faut-il qu’elles présentent une vision capable de rallier à la fois les bleus et les rouges de la coalition.
Quant à Geneviève Guilbault, en plus d’avoir plusieurs ennemis dans la famille caquiste, d’être associée au fiasco SAAQclic et aux tergiversations sur le troisième lien, elle n’est pas connue pour ses grandes convictions.
Dans une entrevue avec L’Actualité, elle affirmait qu’elle n’a pas «la même obsession que le premier ministre pour l’économie» et qu’elle est en politique parce qu’elle incarne aussi la «modernité»… parce qu’elle est mère de deux enfants.
Ce paragraphe de l’article est très parlant: «Elle évoque ensuite le besoin d’une “nouvelle ère de propulsion du Québec, dans toutes les sphères”. Elle parle de sécurité publique, de parité, de projets énergétiques… Mais au fond, ce que propose Geneviève Guilbault est ailleurs: dans une manière de faire, une façon d’être.»
L’entrepreneur influenceur Olivier Primeau pourrait également surprendre. Lui aussi est très moderne, il peut promettre de propulser le Québec dans une nouvelle ère… et surtout, il peut vendre beaucoup de cartes de membres!




