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Élections provinciales | Le PQ nomme une première candidate, sans circonscription

(Québec) Le Parti québécois se met en marche en vue des élections générales et présente une première candidate, Sandra Hernández, sans pour autant lui attribuer une circonscription. Paul St-Pierre Plamondon promet « plusieurs » candidatures issues de l’immigration.


Publié à
11 h 53

Le chef péquiste a présenté sa recrue, une coordonnatrice stratégique qui travaille depuis 15 ans à l’Organisation des Nations unies (ONU) et habite en Colombie, aux bureaux de la permanence de la formation politique, mardi matin.

Or, situation plutôt inusitée, Paul St-Pierre Plamondon ignore toujours dans quelle circonscription Mme Hernández sera candidate lors des élections d’octobre 2026. « C’est de la nouveauté, mais attendez-vous à cela », a lancé le chef de la formation souverainiste.

Sa candidate passe la semaine au Québec, où elle participera au Congrès d’orientation du Parti québécois (PQ) le week-end prochain à Saint-Hyacinthe.

Elle pourra alors avoir des « discussions » avec les exécutifs des différentes circonscriptions en vue de lui trouver une terre d’accueil. M. St-Pierre Plamondon se défend de « forcer » sa candidature et de mettre la « charrue devant les bœufs » en procédant de la sorte.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois

On ne force justement pas une candidature dans une circonscription. On dit : voici une personne de qualité. Puis, voici ce qu’on est en train de bâtir en direction d’un gouvernement majoritaire et ensuite d’un pays, et qui est preneur ?

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois

Le leader péquiste a souligné à grand trait l’expertise de sa candidate, qui a travaillé dans de nombreux pays.

Le PQ caracole en tête dans les intentions de vote depuis deux ans et est attractif, constate M. St-Pierre Plamondon. Plusieurs aspirants candidats lèvent déjà la main, ce qui « peut poser une difficulté ». « C’est certain qu’il y a plus d’appelés que d’élus », admet-il.

Née à Longueuil, Sandra Hernández parcourt le monde depuis une quinzaine d’années. Son travail à l’ONU lui a permis d’œuvrer en Colombie, en Haïti et en Afghanistan, notamment. Elle se dit prête à rentrer au bercail pour contribuer à faire du Québec un pays. Avant de s’exiler, elle a siégé à l’exécutif du Forum jeunesse du Bloc québécois.

« Je suis moi-même issue de l’immigration », a-t-elle expliqué, indiquant que son père originaire de l’Espagne a immigré au Québec, où il a rencontré sa mère.

Pour moi, l’intégration, ce n’est pas une contrainte, mais un choix […]. Il y a des privilèges de venir vivre au Québec, […] ça vient aussi avec des devoirs et des responsabilités comme citoyen.

Sandra Hernández, candidate du Parti québécois aux prochaines élections

Paul St-Pierre Plamondon a par ailleurs indiqué qu’il met le cap mardi vers le Saguenay, au moment où le gouvernement déclenche l’élection partielle dans Chicoutimi. Sa candidate locale, Marie-Karlynn Laflamme, est sur le terrain depuis plusieurs semaines.

Candidats de l’immigration

Le chef péquiste a promis de présenter au cours des prochains mois « plusieurs candidatures issues d’une première, deuxième ou troisième génération d’immigration ».

« Elles ont toutes en commun […] d’être 100 % Québécois et Québécoises, peu importe l’historique personnel de leurs parents ou de leurs grands-parents dans le processus d’immigration. Et ces candidatures-là ont toutes en commun, donc, le rejet des identités communautaristes et la volonté de travailler pour un Québec dans le cadre duquel ils se sont 100 % intégrés et dans le cadre duquel ils sont 100 % commis à notre avenir », a expliqué M. St-Pierre Plamondon.

C’est, à mon avis, ça, le message d’inclusion, de coopération et de paix sociale pour notre avenir. Nous sommes tous Québécois, nous avons tous notre historique, certes, mais notre loyauté est envers la paix sociale et le bien commun dans ce Québec, dans cet avenir qu’on bâtit ensemble.

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois

L’automne dernier, Québec solidaire a accusé le Parti québécois de vouloir bâtir un camp du Oui qui divise sur la question identitaire et l’immigration. L’ex-ministre péquiste Louise Harel, l’ex-candidat à la direction du Parti québécois Pierre Céré et des indépendantistes l’ont aussi critiqué pour avoir, selon eux, manqué de rigueur dans une publicité sur l’immigration.

Paul St-Pierre Plamondon affirme que son intention de présenter plusieurs candidats issus de l’immigration n’est pas une stratégie pour répondre aux critiques. Mais qu’il s’agit plutôt de présenter des candidatures qui constituent « le reflet de la société ».

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