Coups de feu et bagarre devant l’école Antoine-Brossard

La violence aux abords de l’école secondaire Antoine-Brossard a atteint un autre niveau, mercredi en fin d’après-midi, alors qu’au moins deux coups de feu ont été tirés, une personne a été poignardée et du poivre de Cayenne a été aspergé, à Brossard.
Les événements se sont produits lors d’un «affrontement entre plusieurs jeunes» dans le terrain de stationnement du petit centre commercial situé juste en face de l’établissement scolaire.
Dans une vidéo obtenue par l’Agence QMI, on peut entendre les deux coups de feu.
Les autorités ont confirmé jeudi qu’un suspect de 18 ans avait été arrêté pour agression armée. Il a ensuite été libéré avec une promesse de comparaître à une date ultérieure.
La police a également mentionné que deux personnes ont été blessées durant l’affrontement, dont une qui a été poignardée.
On ne craindrait pas pour la vie des victimes.
Capture/TVA Nouvelles
Ce nouvel épisode de violence à proximité de l’école s’ajoute aux nombreux autres survenus au cours des derniers mois et des dernières années dans le même petit centre commercial du boulevard de Rome.
Bagarres, menaces, agressions armées, vols qualifiés, méfaits: des regroupements de jeunes, souvent des étudiants de l’école Antoine-Brossard, au comportement violent ciblent les commerçants autour de l’établissement.
Plusieurs bagarres entre élèves ont également eu lieu au cours des dernières années dans le même terrain de stationnement commercial, où on retrouve notamment une pizzéria, un dépanneur, un serrurier et un centre de denturologie.
«C’est très désolant de voir tout ça. Le fait est que ça cause tellement de problèmes pour les commerces autour, et c’est tout à fait inacceptable», avait d’ailleurs déclaré la mairesse de Brossard, Doreen Assaad, dans une entrevue à QUB radio et télé, au début du mois de décembre.
«Les gens sont tannés, puis je les comprends tout à fait, je suis avec eux […]. On parle d’une très faible minorité d’élèves qui causent des problèmes dans une école qui est quand même grande», avait-elle ajouté.
La mairesse avait promis que des mesures seraient mises en place par les policiers et par divers intervenants pour freiner cette vague de violence.




