Victoire de Montréal | Skylar Irving a patiné auprès de Marie-Philip Poulin et d’Abby Roque à l’entraînement

(Montréal) Skylar Irving l’avoue : elle a esquissé un sourire en consultant le message que le personnel d’entraîneurs de la Victoire de Montréal a transmis aux joueuses, lundi, en prévision de la séance d’entraînement de mardi. Ça se comprend ; qui ne sourirait pas en voyant son nom au sein d’un premier trio complété, en plus, par Marie-Philip Poulin et Abby Roque ?
Publié hier à
18 h 17
Si rien ne change d’ici là, Irving évoluera bel et bien aux côtés de Poulin et de Roque lorsque s’amorcera le match de mercredi contre les Sceptres de Toronto à la Place Bell.
Après la séance d’entraînement de la Victoire à l’Auditorium de Verdun, mardi, Irving a exprimé tout le bonheur qu’elle ressentait de pouvoir côtoyer deux des meilleures attaquantes de la Ligue professionnelle de hockey féminin, dont une qu’elle admire depuis maintes années.
« Ce que je retiens surtout d’elles, c’est leur travail acharné et ce qu’elles ont fait pour en arriver là où elles sont. Surtout “Pou”, que j’ai regardée jouer pendant la majeure partie de ma vie, d’aussi loin que je me souvienne, sur la scène internationale », a d’abord déclaré Irving en mêlée de presse.
« Même si je viens des États-Unis, je l’ai toujours admirée, je l’ai idolâtrée en tant que joueuse et même en tant que personne. J’espère donc pouvoir m’inspirer de son éthique de travail quotidienne et de tout ce que je peux apprendre d’elle », a aussi mentionné Irving, qui a été réclamée en troisième ronde de la séance de sélection de juin dernier.
À première vue, la décision de l’entraîneuse-chef Kori Cheverie d’unir Irving à Poulin et Roque peut surprendre.
Outre le fait qu’elle soit une recrue, Irving a été laissée de côté lors de deux des 14 matchs de la Victoire cette saison. Il lui est arrivée d’être mutée au sein du troisième trio, mais son nom a également été inscrit, occasionnellement, à titre de 13e attaquante.
En ce qui a trait aux statistiques, Irving est à la recherche de son premier but en carrière dans la LPHF. Elle ne compte que deux mentions d’aide et a joué en moyenne, jusqu’à maintenant, un peu plus de sept minutes par rencontre.
Dans les 12 parties auxquelles elle a pris part, Irving n’a dépassé qu’une seule fois le seuil de 10 minutes, soit lors du tout premier match de la saison. En guise de comparaison, Poulin et Roque passent, en moyenne, plus de 20 minutes par match sur la patinoire, incluant leurs présences au sein des unités spéciales.
Qu’à cela ne tienne ; Cheverie voit des qualités chez Irving qui lui laissent croire que son attaquante de 24 ans peut jouer un rôle productif auprès de Poulin et Roque.
« Elle a une bonne stature, elle est rapide, elle a un bon tir, elle a un bon flair pour le filet et je pense qu’elle joue sans peur. Donc, elle peut bien s’intégrer à n’importe quel trio qui veut amener des rondelles au filet et qui cherche à attaquer », a d’abord indiqué l’entraîneuse-chef de la Victoire.
Cheverie a ensuite donné sa définition personnelle d’une hockeyeuse qui joue sans peur.
« Une joueuse qui n’hésite pas à transporter la rondelle vers le milieu de la glace – un endroit difficile et inconfortable – et qui ne se contente pas des occasions en périphérie. Elle essaie d’aller au milieu, elle va vers le filet », a précisé Cheverie, avant de citer un exemple précis qu’elle a noté lors de la séance d’entraînement de mardi.
« (Skylar) a les aptitudes nécessaires pour compléter les jeux près du filet et c’est ce qu’elle a fait lors de l’entraînement d’aujourd’hui. C’était beau à voir. Et, vous savez, elle n’a pas peur de frapper. Elle est prête à encaisser les mises en échec et ne craint pas de confronter l’adversaire. »
Au passage, Cheverie a rappelé qu’Irving avait profité de quelques opportunités au sein du premier trio, récemment, et qu’il s’agit d’une manière de faire grandir les jeunes joueuses de l’équipe en les exposant à des situations où la pression est plus grande.
Interrogée quant à son utilisation depuis le début de la saison, Irving s’est dit nullement frustrée, ou même déçue, de ne pas jouer plus souvent. Pour une raison élémentaire.
« Toutes les joueuses dans cette ligue sont des compétitrices et peu importe votre position dans la formation, vous voulez jouer et faire tout votre possible pour aider votre équipe à gagner », a fait remarquer Irving.
« Que je joue sur le premier trio avec “Pou” ou que je sois 13e attaquante, je suis heureuse de jouer au hockey. Je vais me battre de toutes mes forces pour être la meilleure coéquipière possible, car je sais que je peux contribuer à l’attaque, à la défense et aider cette équipe à gagner. »
Surtout, Irving sait ce qu’elle peut procurer à ses deux coéquipières et, du même coup, à la Victoire.
« Je veux apporter de l’énergie, de la vitesse. Je veux essayer d’aller au filet, de récupérer des rondelles libres et les aider de quelque manière que ce soit. J’espère pouvoir être efficace le long des rampes et leur relayer la rondelle avec l’espoir de récolter des buts. »


