Le crédit sur la TPS coûtera 12,4 milliards sur six ans

(Ottawa) Le plan du gouvernement fédéral visant à verser un paiement unique aux Canadiens, puis à augmenter le crédit pour la TPS, coûtera à Ottawa environ 12,4 milliards sur six ans – soit légèrement au-dessus des projections initiales du gouvernement.
Publié à
10 h 12
Mis à jour à
13 h 27
Le Bureau du directeur parlementaire du budget (DPB) a publié cette estimation lundi matin.
Le premier ministre Mark Carney a promis la semaine dernière de nouvelles mesures d’abordabilité pour aider les consommateurs à faible revenu à faire face au coût élevé des produits d’épicerie, notamment une hausse de 25 % du crédit pour la TPS au cours des cinq prochaines années à partir de juillet 2026 et un paiement unique au printemps équivalant à 50 % du crédit.
Le rapport du DPB estime que le paiement unique coûtera plus de 3,1 milliards cette année, tandis que les augmentations annuelles coûteront entre 1,7 et 1,9 milliard par année jusqu’en 2031 – donc près de 9,2 milliards.
Si l’estimation des augmentations annuelles est légèrement supérieure à la projection de 8,6 milliards du gouvernement, celle du paiement unique de 3,1 milliards correspond aux prévisions d’Ottawa.
Le gouvernement a défendu ses projections dans un communiqué.
« Bien que nous ne puissions pas nous prononcer sur la méthodologie adoptée par le DPB ni sur les hypothèses utilisées pour étayer ses calculs, nous maintenons que le coût total du programme s’élèvera à 11,7 milliards sur six ans », a écrit John Fragos, porte-parole du ministre des Finances François-Philippe Champagne.
Le crédit pour la TPS actuel est versé trimestriellement et s’adresse aux familles à faible revenu et à revenu modeste. Plus de 12 millions de Canadiens devraient être admissibles à cette nouvelle prestation.
Le chef conservateur Pierre Poilievre a déclaré que ses députés appuieraient la mesure, même s’il la qualifie de « solution temporaire ».
Note aux lecteurs : Il s’agit d’une version corrigée. Dans une version précédente, La Presse Canadienne rapportait que les projections du DPB étaient sur cinq ans, plutôt que six.



