«Je crois que ce seront ses meilleurs Jeux», croit la mère de la patineuse Valérie Maltais

Le Jour J pourrait être samedi pour la patineuse de vitesse Valérie Maltais du secteur de La Baie à Saguenay.
Elle sera à surveiller à l’épreuve du 3000 mètres en longue piste où ses chances de médailles sont réelles.
Ses parents ne voulaient pas manquer la performance de leur fille qui en est à ses 5e Jeux. Sa mère et son père passeront 17 jours à Milan.
«Samedi, le 3000. Elle l’a dit ouvertement qu’elle voulait une médaille là», affirme sa mère, Martine Simard.
Valérie Maltais a brillé en courte piste avec une médaille d’argent à Sotchi au relais féminin. Puis, elle s’est tournée vers le longue piste où elle a décroché l’or à la poursuite par équipes en Chine, il y a quatre ans.
À 35 ans, elle a multiplié les podiums dans les derniers mois sur la scène internationale. « On commence à être fébriles pas mal, pas mal. C’est exceptionnel. Moi, ce que je ressens, c’est beaucoup de fierté», ajoute sa mère.
Une première médaille individuelle en carrière à ses cinquièmes Jeux d’hiver, c’est l’objectif.
«Sa détermination, ça part de là, répond son père Gérald Maltais. Elle voulait absolument avoir une médaille individuelle. Elle m’a toujours dit, si c’est pour faire les Jeux olympiques, juste faire les Jeux Olympiques, je ne les ferai pas. Je veux avoir ma médaille individuelle. Je mets tous les efforts pour me rendre là. Si toutes les étoiles s’enlignent, c’est fort probable.»
Valérie Maltais a pédalé 12 000 kilomètres à vélo cette année pour être plus endurante en patinant avec puissance.
«Elle veut performer. Faire les performances de sa vie, explique Martine Simard. Je la sens tellement confiante. Je ne peux pas dire sûre d’elle. Moi, je crois que ce seront ses meilleurs Jeux.»
«Même si ça ne se produit pas, elle va toujours pouvoir sortir la tête haute, croit Gérald Maltais. Elle va avoir tout donné. Elle ne peut pas dire j’aurais dû. Elle a fait les efforts.»
La patineuse saguenéenne risque de sentir l’appui de sa région qui va la suivre durant sa performance olympique. «On sent vraiment que la région, je dirais même le Québec sont derrière elle. Les possibilités sont là. On lui souhaite vraiment sa médaille», dit son père en souriant.
Mais les deux parents ne parlent jamais de cet objectif avec leur fille. «Je ne veux pas lui mettre de pression supplémentaire. Elle sait ce qu’elle a à faire. Si elle est déterminée, elle va y aller pour ça. On se croise les doigts», affirme M. Maltais.
D’ici le début des compétitions, les nuits seront courtes pour les proches de l’olympienne.
«Des fois quand j’en parlais trop, j’avais des maux de ventre», avoue Martine Simard. Gérald Maltais a aussi sa «stratégie». «J’essaie d’éviter d’en parler avant de me coucher parce que je ne dors pas très bien.»
Les prochains jours pourraient être l’apogée d’une carrière exemplaire.
«N’importe quelle couleur, ça va être une médaille d’or pour elle», espère la mère de la patineuse.
Un fait semble acquis: 2026 seront les derniers Jeux de Valérie Maltais.




