Ski de bosses | Julien Viel et Mikaël Kingsbury accèdent directement à la finale

(Livigno) Le manque de luminosité sur la piste a quelque peu dérangé le Canadien Mikaël Kingsbury en qualifications de l’épreuve olympique de bosses, mardi midi. Malgré tout, il a terminé au troisième rang au classement, poursuivant ainsi sa route jusqu’aux rondes finales.
Publié à
7 h 00
Mis à jour à
7 h 05
« C’était un peu plus flat light que je m’attendais quand j’ai atterri le saut du haut. Donc j’étais peut-être un peu plus contracté », a dit Mikaël Kingsbury dans la zone mixte après l’épreuve. Globalement, celui que le commentateur italien a qualifié de « légende vivante » des bosses s’est dit « semi-satisfait » de sa performance, qui lui a valu un score de 79,11.
Victime d’une blessure à l’aine l’été dernier, le skieur de 31 ans se dit remis physiquement. Si sa descente de qualifications n’était « pas sa meilleure », l’important pour lui mardi midi était de « passer à l’autre ronde ».
Les dix premiers de la qualification passaient directement en ronde finale. Les 20 autres compétiteurs devront compléter une descente supplémentaire, jeudi, pour tenter d’obtenir une place en finale. « Ça repart à zéro après, a-t-il dit. […] J’ai encore beaucoup de choses à améliorer. Et ça, c’est encourageant en allant vers les finales », a dit Kingsbury.
« Ça ne se gagne pas aujourd’hui, les Jeux olympiques »
Avec un pointage de 85,42, le Japonais Ikuma Horishima a pris le premier rang des qualifications. « Il a skié comme une finale. Ça ne se gagne pas aujourd’hui les Jeux olympiques », a commenté Kingsbury, visiblement agacé. […] Moi j’aime le scénario qui est en train de se développer. Je vais le laisser en avant. Je vais essayer de lui mettre le plus de pression sur les épaules. Et le laisser partir dernier voir comment il va répondre. »
Le Québécois Julien Viel (79,56 points) a pour sa part pris le deuxième rang des qualifications. Il a lui aussi mentionné qu’avec les nuages sur les montagnes de Livigno, la visibilité n’était pas optimale sur la piste. Il a atterri ses deux sauts « un peu sur les talons ». « Mais j’ai bien camouflé », a-t-il dit.
PHOTO KIRILL KUDRYAVTSEV, AGENCE FRANCE-PRESSE
Le Québécois Julien Viel
À sa première participation olympique, Julien Viel a dit avoir appliqué « sa petite routine » en haut de la piste pour éviter d’être gagné par le stress. En quoi consiste cette routine ? « Regarder les montagnes au loin. Dire que je suis chanceux d’être ici. Je vais voir les bénévoles. Ensuite je focus mon attention sur le saut. Ils disent : “3,2,1 go”. Je dis “trust, trust, trust”. Fais-toi plaisir. Et je pars », a-t-il dit. Le skieur a dit être « heureux de ce baptême olympique ».
Kingsbury a lui aussi dit savourer son expérience olympique. Sa famille est présente à Livigno. Il sort régulièrement du village olympique pour aller voir son garçon, Henrik. « Je me couche le soir et mon cœur, il est bien, dit-il. C’est ça le plus important ici. J’essaye de ne pas me mettre trop de pression sur les épaules ».
En plus de Kingsbury et Viel qui passent directement en finale, Elliot Vaillancourt était aussi des qualifications, mardi. Il a terminé au 16e rang et devra donc se soumettre au repêchage.




