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Radio-Canada | Dans l’œil du cyclone olympique

Le décalage de six heures avec l’Italie ne facilite pas la vie des sportifs de salon, qui carburent aux Jeux olympiques d’hiver, mais qui n’ont pas le loisir ou le temps de se brancher en plein jour sur les compétitions de Milan-Cortina.


Publié à
7 h 15

On travaille, cibole, même moi, dont le boulot consiste pourtant à m’intéresser à ce qui défile dans nos écrans. La différence de fuseau horaire nous oblige à rattraper les évènements marquants après le souper, entre 19 h 30 et 22 h 30, avec France Beaudoin et Dominick Gauthier au talk-show sportif Ciao Milano ! de Radio-Canada.

Je parle ici de la télé traditionnelle, bien sûr, car les plateformes numériques de diffuseurs publics, dont celle de Tou.tv, offrent toutes les épreuves en segments séparés et ça permet de consommer les disciplines qui nous intéressent, quand cela nous convient. C’est pratique, facile d’accès et très bien fait.

Le problème avec les Jeux de Milan-Cortina, qui affecte tout autant la chaîne NBC, c’est que nous connaissons déjà les résultats quand nous posons nos pieds sur le pouf à 19 h 30. Il n’y a aucun suspense, aucun frisson collectif : on sait déjà qui a accroché l’or à son cou, qui a pleuré sur le podium, qui est tombé sur la glace ou qui a avoué une infidélité après avoir remporté une médaille de bronze au biathlon.

Heureusement, la chimie entre l’animatrice France Beaudoin et l’analyste Dominick Gauthier opère bien et ils réussissent à ajouter de l’émotion et du contexte aux moments forts de la journée. Le fan de Jeux olympiques en moi aimerait cependant voir plus d’images des compétitions et moins de jasette sur le sofa du chalet de Ciao Milano ! aménagé dans le studio A de la Maison de Radio-Canada, à Montréal.

Bien sûr, la priorité va aux athlètes canadiens en action, mais il ne faut pas non plus négliger les vedettes internationales qui dominent leur discipline. Ça ne doit vraiment pas être évident de choisir entre ce qui passera en heure de grande écoute et ce qui restera sur le web.

L’éparpillement des visionnements sur les plateformes numériques touche aussi les Jeux olympiques et le nostalgique en moi s’ennuie des années où on s’agglutinait autour d’un petit téléviseur cathodique pour encourager, d’une seule voix, les Jean-Luc Brassard, Marc Gagnon et Myriam Bédard.

Mais bon. Ça ne sert rien de ressasser le passé. Il y a trop d’avantages à vivre en 2026 pour radoter sur 1994.

Parlant de choses qui font du bien à regarder comme les Jeux de Milan-Cortina, l’Extra de Tou.tv propose la sixième saison de L’œil du cyclone, une émission rassembleuse, comique et attachante. Les 12 demi-heures de cette adorable comédie familiale ont été mises en ligne et c’est un remède parfait contre la morosité ambiante et l’hiver sans fin qui nous plaquent dans la bande.

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Si vous suivez L’œil du cyclone les lundis à 19 h 30 sur les ondes de Radio-Canada, vous êtes maintenant au cœur de la cinquième saison. Il n’y aura pas trop de divulgâcheurs dans les paragraphes qui suivront, l’alerte sonne toutefois ici comme un gag grivois d’Éliane (Véronique Cloutier) dans un 5 à 7 alcoolisé.

Le sixième chapitre commence avec l’entrée en deuxième secondaire des jumeaux Emma (Juliette Aubé) et Jules (Joey Bélanger), deux préadolescents brillants et malcommodes, qui testent encore les limites de leur maman débordée, Isabelle (Christine Beaulieu). Ils sont tannants, certes, mais jamais détestables.

Et c’est ce qui fait la force de L’œil du cyclone : les personnages entrent en conflit sans que ça dégénère en guerre nucléaire. On sent toujours l’amour qui unit cette famille tourbillonnante, rarement ennuyante. La télé montre peu ce type de clan plutôt sain, où les ex ne se bombardent pas de lettres d’avocat.

Tandis qu’Isabelle retourne à l’université en relations publiques, le père de ses trois enfants, JF (Patrick Hivon), demeure à la maison avec son bébé de 2 ans, Philou. JF intégrera un groupe de mamans au foyer où il cadrera plus ou moins bien.

L’aînée, Jade (Émi Chicoine), habite maintenant Drummondville, où elle a entamé sa première année de techniques policières. Jade forme encore un couple avec Auguste (Étienne Lou) et une analogie de fer à friser trop chaud, au troisième épisode, compliquera le portrait, disons.

PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA

Hélène Bourgeois-Leclerc dans une scène de L’œil du cyclone

La courtière immobilière Éliane part en guerre contre son ancienne camarade du secondaire Marie-Ève Grégoire (Hélène Bourgeois-Leclerc), une aspirante mairesse de banlieue en pleine campagne électorale. Et pour la première fois en six saisons, la caméra de L’œil du cyclone entre dans la demeure d’Éliane, moins clinquante que ses bijoux dorés et ses chemisiers satinés.

Les textes de L’œil du cyclone exploitent beaucoup le choc des générations. Isabelle et Éliane se moquent des traits de boomer de leur mère, Louise (Danielle Proulx), tout comme les jumeaux et Jade trouvent leur maman et leur tante très « cringe » quand elles parlent comme des jeunes « qui chattent sur Snap ».

Le ciment de cette sitcom de Radio-Canada demeure Christine Beaulieu, naturelle, charmante et pétillante dans chacune de ses scènes. Son look colle parfaitement à son personnage de daronne : Converse, jeans et chandail ample, elle a l’air cool sans se forcer et on lui souhaite de rencontrer un bon « dude qui ne frenche pas comme un lézard ». La ref se trouve dans le quatrième épisode, yo.

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