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Le Québec aurait «une bonne équipe» aux Jeux, estime Alexandre Carrier

Les succès de Juraj Slafkovsky et de la Slovaquie au tournoi olympique de hockey masculin en Italie relancent un débat à saveur nationaliste : quel résultat obtiendrait une Équipe Québec reconnue aux Jeux comme nation distincte ?

Il y a quelques exemples d’entités qui ont reçu ce statut sans pour autant être des pays, sur la scène internationale sportive : Porto Rico, Taïwan et la Palestine ont leur propre délégation aux Jeux. La FIFA reconnaît de façon distincte l’Angleterre, l’Écosse, le pays de Galles et l’Irlande.

Alors que le mouvement souverainiste prend de l’ampleur chez les jeunes et que le Parti Québécois a une certaine erre d’aller dans les sondages, l’exercice fictif de BPM Sports, qui a imaginé de quoi aurait l’air l’équipe québécoise olympique, a suscité de nombreuses réactions durant le mois de décembre. 

Cette formation, le défenseur du Canadien Alexandre Carrier l’a d’ailleurs vue. Carrier est l’un des cinq Québécois de la Sainte-Flanelle cette saison avec Zachary Bolduc, Mike Matheson, Joe Veleno et Samuel Montembeault. Ils étaient six, même, lorsque Samuel Blais n’était pas à Laval. Un sommet dans la LNH.

« C’est sûr que ce serait le fun que ça arrive, a avoué Carrier, dont le nom apparaît sur la formation fictive. Surtout quand tu vois une équipe comme la Slovaquie, qui est maintenant en demi-finale. Ça nous laisse rêver. »

Lors de son dernier recensement, la Slovaquie avait une population de 5,4 millions d’habitants. Le Québec à lui seul en a près du double avec une population estimée à 9,11 millions en 2025. 

« Évidemment, c’est fictif, a poursuivi Carrier. Ça n’arrivera pas. Mais ç’aurait été un honneur. »


«Ça nous laisse rêver» – Alexandre Carrier à propos d’une Équipe Québec –

Pour le nombre de joueurs de hockey enregistrés, le fossé est encore plus creux entre le Québec et la Slovaquie. Selon le dernier rapport annuel de Hockey Canada, le Québec compte 79 000 joueurs enregistrés chez les hommes. Pour la Slovaquie, le chiffre serait autour de 11 000, selon les données de l’IIHF, qui n’ont toutefois pas été mises à jour depuis novembre 2024.

De la profondeur

Le premier constat qui nous vient à l’esprit quand on se prête à l’exercice d’assembler l’équipe québécoise, c’est l’absence d’un véritable joueur étoile. Un pays comme l’Allemagne mise sur Leon Draisaitl ou encore sur Tim Stützle comme fers de lance. 

Les largesses de notre machine de développement ont été documentées exhaustivement dans la dernière décennie, avec le résultat que l’on connaît aujourd’hui : Anthony Mantha est le meilleur pointeur québécois en 2025-2026, loin au 83e rang de la LNH. Samuel Montembeault est par ailleurs le seul gardien québécois.

Mince consolation, il y a de la profondeur. Chaque joueur évolue dans la meilleure ligue au monde, à l’exception peut-être des gardiens numéro 2 et 3. Tous les pays aux Jeux en ce moment ne peuvent en dire autant, loin de là. 

« Honnêtement, ce sont tous des joueurs de la Ligue nationale. [En regardant le tableau], je trouvais qu’on avait une bonne équipe », a mentionné Carrier.

La Slovaquie jouera assurément pour une médaille et elle en a seulement six : Slafkovsky, Erik Cernak, Martin Fehervary, Simon Nemec, Dalibor Dvorsky et Pavol Regenda.

Pour le Québec, il y aurait aussi un sentiment d’unité, bien intangible, mais impossible à négliger.

« Quand tu représentes le Québec… chaque fois que tu arrives dans une équipe où il y a des Québécois, tu te rapproches d’eux rapidement, a fait remarquer Carrier, qui avait notamment côtoyé Jérémy Lauzon et Frédérick Gaudreau à Nashville et à Milwaukee. Je suis sûr que si on était là-bas tous ensemble, ça bloquerait des shots en masse ! »

Si une Équipe Québec voyait bel et bien le jour, il faudrait s’attendre à ce que, outre Carrier, trois autres joueurs de l’édition actuelle du Tricolore en fassent partie.

Mike Matheson serait un leader. C’est probablement le seul Québécois qui aurait pu être considéré par le Canada cette année.

Zachary Bolduc aurait aussi eu un rôle à l’attaque. Et Montembeault aurait sans l’ombre d’un doute le statut de numéro un dans les filets, à moins qu’on ne sorte Marc-André Fleury de la retraite.

Notre propre Équipe Québec

Nous nous sommes prêtés au jeu à notre tour en imaginant notre propre mouture de l’équipe nationale québécoise.

Nous avons observé la réglementation olympique en sélectionnant, comme le Canada, 14 attaquants, 8 défenseurs et 3 gardiens.

Le résultat est un tantinet différent.

Gardiens : Samuel Montembeault, Devon Levi, Rémi Poirier

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