Une semaine pour se préparer au changement d’heure!

En fait, bon nombre d’intervenants sont d’avis qu’il faudrait carrément abolir le changement d’heure, qui a été instauré en Europe en 1916 pour des questions d’économie d’énergie, alors que la Première Guerre mondiale faisait rage. Il a, par la suite, été implanté au Canada dans les années 1920.
La majorité a parlé
En octobre 2024, le gouvernement Legault a tenu une consultation en ligne à l’issue de laquelle 91 % des répondants ont demandé de laisser tomber le changement d’heure. Par contre, 72% des quelque 214 000 répondants ont dit vouloir conserver l’heure avancée toute l’année. Dans le reste du Canada, la Saskatchewan, le Yukon et quelques régions en Colombie-Britannique ont déjà abandonné la coutume. L’Ontario a adopté, en 2020, une loi pour abolir le passage à l’heure avancée, mais attend que ses voisins du Québec et de l’État de New York emboîtent le pas pour la mettre en vigueur. Chez nous, au Québec, une partie de la Basse-Côte-Nord, de Kegaska jusqu’à Blanc-Sablon, vit à l’heure normale à l’année longue.
En 2021, le Dr Guido Simonelli prévenait que le changement d’heure pouvait déséquilibrer le rythme circadien et causer des troubles métaboliques et de santé mentale. Les statistiques de la Société de l’assurance automobile du Québec semblent lui donner raison : entre 2019 et 2023, on a rapporté une hausse de 25 % du nombre d’accidents corporels dans le mois suivant le changement d’heure.
Un lien de cause à effet?
Dans le cadre de sa maîtrise en enseignement dans les années 1970, le commissaire scolaire Fernand Paradis a remarqué que le taux d’absentéisme des élèves était particulièrement élevé entre février et avril. C’est ainsi qu’il a recommandé d’enlever une semaine de congé pendant la période des Fêtes pour la déplacer à la fin de l’hiver et au début du printemps. Le Québec a ainsi instauré sa première semaine de relâche en 1979.
On peut difficilement conclure que la fatigue printanière généralisée des élèves comme des enseignants est attribuable uniquement au changement d’heure, mais il est certain que ça n’aide en rien leur rendement.
Chose certaine, si le changement d’heure fait l’objet de critiques et pourrait être aboli, la semaine de relâche, elle, est là pour rester.




